February 21, 2026

Municipales 2026 à Toulouse : après le sondage, quelles stratégies pour les candidats ?

l’essentiel
À trois semaines de l’élection, le sondage La Dépêche du Midi, Sud Radio, Fiducial de ce 19 février montre aussi quelles sont les marges de manœuvre des candidats pour mobiliser.

À trois semaines de l’élection, le match se resserre. Le sondage IFOP pour La Dépêche du Midi, Sud Radio et Fiducial montre un faible écart entre le maire sortant, Jean-Luc Moudenc (33 % d’intentions de vote), et François Briançon, le candidat de la gauche hors LFI (30 %), avec un François Piquemal (LFI) à 23 %. D’où une photographie de l’opinion utile aussi pour orienter les stratégies de campagne.

Avec 33 % des voix, Jean-Luc Moudenc ne fait pas le plein dans son électorat. “Ce sondage envoie un message aux Toulousains qui apprécient l’action municipale que je conduis : leur mobilisation n’est pas suffisante à ce jour”, a réagi le maire sortant dès jeudi. L’objectif, pour lui, reste simple : “intensifier la mobilisation”. Car pour un maire de centre droit dans une ville de gauche, l’élection est toujours un challenge qui se gagne à la sueur du front.

Le sondage montre que le vote pour Jean-Luc Moudenc grimpe avec l’âge. C’est le choix majoritaire des plus de 50 ans et surtout des plus de 65 ans. Il séduit les électeurs de Valérie Pécresse de 2022, de Macron mais aussi de Le Pen et Zemmour. Il récupère les trois-quarts de ceux qui ont voté pour lui en 2020. Et sans doute y a-t-il là encore une marge de manœuvre. De même auprès de l’électorat de Nadia Pellefigue capté à 11 %. Pour cet objectif, Jean-Luc Moudenc peut compter sur ses troupes. “De toutes les listes, c’est nous qui avons le plus de militants. Donc nous pouvons le faire.” Battre le pavé : la recette reste d’actualité.

Le défi de Briançon

Après l’affaire Quentin, François Piquemal bénéficie d’un étonnant rebond en échappant à la réprobation quasi unanime qui frappe LFI. Et il ne compte pas en rester là. Lui qui capte 46 % du vote des 18-24 ans mise beaucoup sur les jeunes, auxquels il promet la gratuité des transports (pour les moins de 26 ans).

Autre cible pour progresser au détriment de la liste de François Briançon (PS, Écologistes et alliés) : capter l’électorat écologiste. En martelant son opposition à la LGV et à l’A69, il entend apparaître, comme Jean-Luc Mélenchon en 2022, comme le vrai candidat vert. Enfin, depuis jeudi et le meeting avec Clémence Guetté, en riposte aux suites de la mort de Quentin, il se pose en rempart contre l’extrême droite. Toujours dans le but de provoquer une mobilisation en sa faveur.

À 30 % des intentions de vote, François Briançon n’est pas mal loti. Mais le regain de LFI le fragilise dans un contexte où l’alliance de second tour est possible mais problématique. Vers qui François Briançon va-t-il prioritairement se tourner, lui qui a commencé à réveiller les électeurs de centre gauche ? Il capte 75 % de l’électorat de Nadia Pellefigue et une part importante (39 %) de celui d’Antoine Maurice. “Ce que j’observe, c’est un rejet massif de Jean-Luc Moudenc.” Et c’est dans le cadre d’un duel face au locataire du Capitole qu’il se place.

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