Pour aller plus loin
Elles surplombent le fleuve Narva, à 15 kilomètres de la mer Baltique. Reliées par un pont, deux austères forteresses médiévales se font face : d’un côté l’Estonie et, avec elle, l’Union européenne (UE) et l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (Otan). De l’autre, la Russie de Vladimir Poutine. La ville de Narva s’est toujours pensée comme un espace liminaire entre deux mondes, à l’image de son blason orné d’une épée (pour l’Occident) et d’un sabre (pour l’Orient). Trente-cinq ans après une indépendance retrouvée, l’identité estonienne garde ici quelque chose d’un peu abstrait.
Fondée par les Danois au XIIIe siècle, la cité passe aux mains de l’ordre Teutonique, puis est suédoise au XVIIe siècle, russe sous les tsars, estonienne dans l’entre-deux-guerres, occupée trois ans par les nazis, puis soviétique pendant quarante-sept ans. Ici, la quasi-totalité des habitants sont r…
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