February 1, 2026

Stado : les Tarbais ont de quoi se mordre les doigts… encore une fois

l’essentiel
Dans le coup jusqu’au bout samedi soir sur la pelouse de Rajon, le Stado a perdu (15-10) mais n’est pas passé loin de son premier succès depuis fin septembre. C’était déjà face au CSBJ.

Avec beaucoup de courage et leurs moyens du moment, les Tarbais ont failli mettre fin à leur terrible série de quatre mois de défaites successives, ce samedi en Isère, sur le terrain du CS Bourgoin-Jallieu. Mais c’est finalement une treizième défaite de rang qui est venue sanctionner un Stado joueur mais pas assez tueur. Et toujours dernier de Nationale.

Bien malheureux, l’ouvreur Mathieu Berbizier a laissé filer neuf points au pied dans ce match assez moyen, dont deux tentatives à courte distance. Ce qui n’est pas dans ses habitudes. « C’est un jour sans pour lui », commentait après la rencontre le manager berjallien, Stéphane Glas. « On le connaît, c’est un bon buteur, et heureusement pour nous qu’il rate des points au pied. Parce que Tarbes a été meilleur que nous. Il faut rendre hommage aux Tarbais. Ils sont condamnés depuis un petit bout de temps et ils ont produit un très bon match de rugby. Ils ont l’habitude de jouer avec des gros porteurs de balle, du jeu à une passe et là, ils ont envoyé beaucoup de jeu, on ne s’y attendait pas, et ils l’ont bien fait. »

Des pénalités ratées qui coûtent cher

Après dix minutes de flottement, c’est Bourgoin qui a pris le contrôle des débats, grâce à une meilleure conquête et à plus de densité dans les collisions. Le premier essai, de belle facture, est intervenu à la suite d’une prise d’intervalle de l’arrière Gueho, un coup de pied à suivre de Desgrange sur son aile et la conclusion du demi de mêlée Dufau, qui avait bien suivi à l’intérieur. Les Nord-Isérois ont ajouté un essai en force par Gvelesiani et le bonus offensif, que le CSBJ n’a encore pas pris cette saison, était alors envisageable.

Au lieu de cela, les Ciel et Grenat ont surjoué et c’est Tarbes qui en a profité. De longues séquences de possession, des franchissements, mais peu de réalisme. Le match est alors entré dans un faux rythme, devenant très haché, entre maladresses techniques, mauvais choix, échauffourées et décisions arbitrales contestables.

Tarbes aurait pu emporter la décision en fin de match, notamment sur une pénaltouche dans les 22 mètres berjalliens, mais le flanker Bully a volé le ballon dans les airs, sécurisant un 7e succès en 18 journées pour le CSBJ, qui reste à bonne distance des deux dernières places.

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