La crise de la dermatose nodulaire contagieuse s’atténue en Haute-Garonne. La préfecture transforme les zones de protection en zones de surveillance, offrant plus de liberté aux bovidés. Les règles de biosécurité restent strictes pour les zones indemnes.
La préfecture lève partiellement les restrictions sanitaires en Haute-Garonne, suite à la crise de la dermatose nodulaire contagieuse. L’amélioration du contexte sanitaire sur la DNC permet de supprimer les périmètres de protection initiaux sur le territoire haut-garonnais. Jusqu’alors, le protocole imposait des zones réglementées strictes pour limiter la propagation de cette maladie animale.
Un périmètre de surveillance unique
La préfecture indique que l’ancienne zone de protection, qui couvrait un rayon de 20 km autour des foyers, est désormais transformée en zone de surveillance. Ce changement offre une liberté de mouvement accrue pour les bovidés qui étaient auparavant confinés dans le premier périmètre. Parallèlement, les autorités annoncent un allégement de la surveillance vétérinaire au sein de cette zone élargie.

Des interdits maintenus vers les zones indemnes
Malgré cet assouplissement, des règles de biosécurité rigoureuses demeurent actives. Les transferts d’animaux depuis la zone de surveillance vers une zone indemne restent formellement prohibés. Seules des dérogations spécifiques vers des abattoirs situés hors zone réglementée peuvent être accordées. Cette configuration restera en vigueur durant au moins 45 jours après l’identification du dernier cas suspect.
Le préfet Pierre-André Durand souligne que la disparition totale des zones réglementées dépendra de l’atteinte d’une immunité vaccinale collective. Le représentant de l’État rappelle que la sortie de crise nécessite une vaccination massivement déployée à l’échelle régionale pour protéger les cheptels. Si aucun nouveau foyer n’est déclaré, la levée définitive de la zone de surveillance est envisagée dans les prochaines semaines.

