Après le Munster, le Castres Olympique réalise un nouveau gros coup en s’imposant à Bayonne, ce samedi 24 janvier (13-10). Meilleurs dans la stratégie, les Tarnais ont en plus su résister aux derniers assauts basques.
Cette fois, Castres n’y jouait pas sa qualification sur le gong. Mais, si le printemps est encore loin, la météo basque le rappelant suffisamment, un succès comme celui-là pourrait tout changer dans la bataille finale au top 6. Car le CO est allé conquérir une terre que tous les concurrents aux strapontins qualificatifs n’ont, jusqu’à présent, pas annexée. Ce samedi 24 janvier, les Tarnais ont répété leur performance de juin 2024 en l’emportant à Jean-Dauger (13-10), date depuis laquelle les “ciel et blanc” n’avaient plus connu la défaite, en championnat, devant leur public.

Plus que l’invincibilité, les hommes de Xavier Sadourny ont mis fin à la sempiternelle rengaine basque d’arracher le succès sur le fil. Ce fil basque s’est cassé sous la pression d’Olympiens qui réalisent au passage un second exploit en une semaine, après la victoire au Munster. Mais qui ont surtout fait preuve d’une belle maîtrise technique et stratégique.
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Les “bleu et blanc” ont rarement été mis en difficulté par les joueurs de Grégory Patat, relativement brouillons ce samedi dans une triste partie. Les Tarnais ont cédé très peu de terrain à leurs adversaires, si ce n’est sur l’essai de Lucas Martin (7-7, 13), ou sur une ultime action que tout le stade voyait se terminer autrement que par un ballon enterré dans l’en-but (80 + 2). Sachant que les Basques avait auparavant eu un essai refusé pour un en-avant de Yohan Orabé, même s’il semble que ce soit Jérémy Fernandez qui touche le ballon (80+ 1).
Bataille du pied en faveur du CO
Cela n’enlève rien aux “bleu et blanc” très disciplinés ce week-end (six pénalités, deux seulement après la pause), qui avaient eux aussi vécu la déception de voir une réalisation annulée (49). Sans rien donner, le CO a également fait déjouer l’Aviron dans la bataille du jeu au pied, particulièrement prégnante, notamment lors des 20 premières minutes de la seconde mi-temps.
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La sortie de Cheikh Tiberghien a pesé dans l’organisation de son équipe (20), mais la qualité du pied d’Enzo Hervé, de Geoffrey Palis ou des demis de mêlée Santiago Arata et Jérémy Fernandez – auteur d’une entrée plus que convaincante – a surtout fait la différence. De quoi expliquer la domination territoriale des Tarnais, qui auraient néanmoins pu en tirer un peu plus que trois points (13-10, 69).
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Du fait des conditions, et de sa position au score, à égalité ou en tête, le CO a fermé la boutique – deux drops tentés par Enzo Hervé, un manqué (42), l’autre contré (60) –, à raison. D’autant que son entame de rencontre l’avait idéalement lancé. Hormis ce coup d’envoi perdu, Castres a appuyé au moment opportun par l’intermédiaire de son centre Vuate Karawalevu, perforateur du rideau basque puis passeur décisif pour Adam Vargas (7-0, 5), ensuite sorti sur civière, touché au genou droit, pendant l’irrespirable fin de partie.
Stratégiquement supérieurs, les Olympiens l’ont aussi été en conquête, chahutant la mêlée bayonnaise et chapardant trois lancers grâce à un Tyler Ardron en mode poison – le troisième ligne rendait en prime, à l’entrée de ses 22 mètres, un maul adverse improductif (40). Tous les ingrédients étaient réunis à Jean-Dauger. Quand on goûte à l’exploit, on se plaît à le reproduire.

