Après dix journées, les Félines – Entente Toulouse 31 occupent la 5e place de leur poule en Nationale 1 féminine. Sur le plan des “stats”, elles ont la deuxième moins bonne attaque. Mais l’arrière-ailière toulousaine Julie Soubies se met en évidence : avec 68 buts marqués, elle est pour le moment co-meilleure buteuse de cette poule 4.
“Honnêtement, je ne me focalise pas trop sur ça. La priorité est d’aider l’équipe pour faire la meilleure saison possible sur le plan collectif.” C’est ce qui s’appelle avoir les pieds sur terre. Avec 68 buts marqués en dix journées de Nationale 1, Julie Soubies est actuellement co-meilleure buteuse de la poule 4 (aux côtés de la Dijonnaise Amel Dury).
Mais la joueuse de 24 ans, qui évolue aux postes d’arrière et d’ailière, ne s’arrête pas à son cas personnel. “Oui, bien évidemment, je suis contente d’avoir marqué autant de buts. Ce serait mentir si je disais le contraire (rire). Néanmoins, je n’en fais pas une fixation. Le plus important est que l’équipe enchaîne les bons résultats”, insiste la native de Tarbes, ingénieure chimiste à la recherche d’un emploi.
Cette fois, les Haut-Garonnaises ont démarré en fanfare avec quatre victoires lors des quatre premières journées. Derrière, elles ont enchaîné quatre défaites. Puis, sur les deux premières journées de ce mois de janvier, les troupes de Stéphane Pellan ont signé le sans-faute à domicile devant Plan-de-Cuques (24-23) et Annecy (18-17). D’ailleurs, face aux Annéciennes samedi dernier aux Argoulets, Julie a inscrit le but de la victoire dans les ultimes secondes.
“On a encore une belle marge de progression”
Au classement de cette poule 4, les Félines sont pour l’instant cinquièmes, à égalité de points avec Nice (4e) et l’AS Cannes-Mandelieu (3e). Ce samedi (20h30), elles sont attendues sur le parquet de Grenoble, classé huitième.
“Notre effectif est assez jeune. Mais le groupe vit très bien. On s’appuie notamment sur une bonne défense (avec 245 buts encaissés, les Félines ont la quatrième défense de la poule, NDLR). Sur le plan offensif, en revanche, c’est plus compliqué (elles ont la deuxième moins bonne attaque avec 238 buts marqués, comme Val d’Argens, NDLR). Toutefois, on a encore une belle marge de progression”, assure-t-elle.
“Les études ont toujours été importantes pour moi”
Concernant son parcours, Julie a démarré le handball vers 7 ans. “Un peu par hasard. Mais j’aimais regarder les matchs à la télévision”, souligne-t-elle. Jusqu’à ses 15 ans, elle a évolué au Stade Bagnérais. Puis, elle a intégré le Pôle Espoir via le club du Pays des Nestes. “J’ai aussi pratiqué la gymnastique artistique pendant douze ans et j’ai été aussi en section rugby. Mais j’ai choisi le handball car c’est vraiment mon sport de prédilection”, admet-elle.
Pour sa 1re et Terminale, son aventure s’est poursuivie à Toulouse, aux couleurs du TFH. Puis, elle a passé cinq ans à Clermont-Ferrand, au HBCAM 63. Avant de revenir au TFH en 2023.
“Les études ont toujours été importantes pour moi, c’est vraiment un double projet”, précise celle qui avait été stoppée début 2021 par une blessure aux ligaments croisés antérieurs. “Depuis, tout va mieux. Et même si le club s’appelle depuis cette saison les Félines – Entente Toulouse 31, j’ai voulu continuer l’aventure ici”, conclut la jeune femme, qui a déjà dépassé son total de buts du précédent exercice (55 réalisations).

