December 16, 2025

Une droite "qui fait très mal" : en attendant de vêtir la robe de "procureur de la République", elle devient championne de boxe d’Occitanie

l’essentiel
Juline Labaume, 20 ans, poursuit sa belle progression : elle porte désormais la ceinture de championne d’Occitanie et elle vient de se qualifier pour les championnats de France, dont la première manche est programmée pour le mois de janvier prochain. L’étudiante en droit – elle veut devenir magistrate- soigne sa droite, l’un de ses points forts.

Deux combats gagnés sans souci, les 15 novembre et 6 décembre derniers, face à des compétitrices qui ne l’ont pas inquiétée et voici la boxeuse originaire de Pamiers Juline Labaume, 20 ans, qui s’approprie la ceinture de championne d’Occitanie.

“J’ai fait de très bons combats, réagit la toute jeune femme. C’est un accomplissement du travail que je fais au quotidien, à l’entraînement. J’y donne le meilleur de moi-même, c’est le plus dur. Lors des combats, je ne fais que réciter ce que j’ai appris. C’est comme pour les études, finalement”, souligne-t-elle.

L’envie d’une nouvelle performance

Prochaine étape, les championnats de France, qui débutent dans un mois. “Ils vont se dérouler en trois manches de qualification”, note Juline Labaume. La championne d’Occitanie entend s’y préparer avec assiduité, et nourrit l’espoir d’une nouvelle performance, qui viendrait s’ajouter à un palmarès déjà élogieux. Elle cumule en effet huit titres de championne d’Occitanie, et a été deux fois championne de France junior (-54 kg). Son arme, c’est un “bras arrière”, explique-t-elle.

Une droite, “qui fait très mal”, venue de loin, bien préparée, et qui lui permet souvent de venir à bout de ses adversaires. Mais “ma force, c’est le mental”, reprend Julie Labaume. “Un mental d’acier”, ajoute-t-elle. Et cette capacité à utiliser, lors des combats, “ce que j’ai appris au cours des entraînements”, précise la jeune femme, pour qui, décidément, la boxe ressemble au droit.

Au contact de boxeurs de haut niveau

Après dix années d’entraînement acharné à Pamiers, un nouveau chapitre s’était ouvert pour Juline au printemps de cette année. “J’ai changé de club”, expliquait-elle. Situé à Bagatelle, son nouveau club, le Boxoum, fondé en 2016 par Sofiane Oumiha, vice-champion olympique, est bien plus qu’un simple lieu d’entraînement.

“C’est comme une famille là-bas”, argue la jeune boxeuse. Elle y côtoie des boxeurs de haut niveau, et apprend beaucoup à leur contact. Certaines sont déjà professionnelles, comme Narymane Benloucif, Houria Djalout ou encore Hadria Bader Monier. “Cet environnement m’aide à donner le meilleur de moi-même”, note Juline, dont le staff comprend désormais un entraîneur, Mehdi Oumiha et un préparateur physique, Arnaud Darmayan, dont la jeune boxeuse suit avec persévérance les conseils. Et les résultats sont là.

Les gants et la robe

Elle enfile les gants de boxe avec passion, en attendant de porter la robe noire des professionnels de justice, ou bien la “faluche”, cette coiffe caractéristique des étudiants en fin d’études. Désormais inscrite en master, Juline Labaume poursuit avec assiduité ses études de droit, à Toulouse, avec l’ambition de devenir magistrate, “procureure de la République”, précise-t-elle. Elle jette un pont pour relier ses deux passions : le ring et le droit pénal. “C’est la même énergie et la même rigueur”, explique-t-elle. La préparation, c’est l’essentiel. Elle met sur le même plan les révisions et les entraînements : “C’est là que je donne le meilleur de moi-même. Lorsque je monte sur le ring, je ne fais que réciter ce que j’ai appris. Le sport et les études se ressemblent beaucoup”, ajoute la jeune championne, dont le parcours a été remarqué par son université. Juline a été récompensée par l’université Toulouse Capitole pour son parcours de sportive exemplaire, voici deux mois.

source

TAGS: