À l’approche des JO de Milan-Cortina 2026, une enquête venue de Norvège révèle une paranoïa inédite : environ un athlète nordique sur quatre limite ses rapports intimes pour éviter une contamination accidentelle.
Les Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina 2026 approchent à grands pas. En amont de ces Jeux, la chaîne de télévision du service public norvégien NRK a mené une enquête avec d’autres confrères originaires de Scandinavie. Celle-ci, qui vise à déterminer les choses évitées par les athlètes par peur de contrôle positif a un dopage, a obtenu les réponses de 184 athlètes de sports d’hiver originaires de Norvège, Suède, Danemark et Finlande.
Selon les résultats de l’enquête, 81 % des personnes interrogées redoutent la prise de compléments alimentaires par peur du dopage. C’est un peu moins (78,4 %) pour les médicaments. Enfin, 65,8 % de l’échantillon redoutent les crèmes et pommades. Mais aussi, de nombreux athlètes composant les équipes nationales participant aux Jeux olympiques d’hiver 2026 ont peur des relations sexuelles.
10,5 % évitent toujours le sexe
“L’enquête montre qu’un quart des athlètes évitent toujours ou parfois les contacts intimes ou sexuels” écrit NRK. Avant d’exposer des chiffres : près de 10,5 % évitent toujours le sexe, quand 14,3 % l’évitent parfois. Ainsi, près de 75 % des athlètes indiquent ne pas éviter les pratiques sexuelles sous prétexte de pouvoir être contaminé à une substance interdite.
C’est pourtant ce qui était arrivé à la triathlète Imogen Simmonds, contrôlée positive en décembre 2024. L’enquête avait statué que la Suissese avait ingéré une substance interdite après un rapport intime avec son partenaire, lequel prenait des compléments alimentaires. “Je n’y ai pas réfléchi jusqu’à présent, mais je devrais peut-être le faire” a notamment déclaré Tiril Udnes Weng, double championne du monde de ski de fond.

