Initialement planifiée pour six mois, la troisième visite décennale du réacteur n° 2 de la centrale de Golfech (Tarn-et-Garonne) aura duré plus de neuf mois. Un retard qui s’explique par des aléas techniques mais aussi un mouvement social.
À la centrale de Golfech (Tarn-et-Garonne), le feuilleton de l’année 2025 a joué les prolongations. On veut parler de l’arrêt programmé de l’unité de production n° 2 pour subir sa 3ᵉ visite décennale.
“On est le dernier site dans le parc des réacteurs à eau pressurisée de 1 300 MWe à vivre cette 3ᵉ visite décennale. Une page est donc en passe de se tourner”, souligne Cyril Hisbacq, le directeur de la centrale. “En passe” car le réacteur n° 2, stoppé depuis avril 2025, a été relancé mais il reste une dernière étape technique à franchir. Le couplage de l’unité de production au réseau national n’est plus qu’une question de jours désormais, peut-être d’heures.
“On espère avoir de bonnes nouvelles dans la soirée”, déclarait même Sébastien Mazé, le chef de projet arrêt tranche, mercredi soir 28 janvier, lors de la cérémonie de vœux du CNPE.
L’occasion pour le cadre d’EDF de dresser le bilan de cette visite décennale, avec des chiffres impressionnants : 20 000 activités de maintenance et de contrôles, 3 contrôles réglementaires et approfondis, 91 modifications et surtout 2 500 employés mobilisés.
Initialement, cet arrêt était planifié sur six mois, d’avril à octobre 2025. Il aura duré trois mois supplémentaires. “On fait toujours face à un certain nombre d’aléas techniques. Ce fut le cas sur le pressuriseur où on a dû découper et remplacer une partie de la tuyauterie pour prévenir une corrosion sous contrainte. On a eu aussi un mouvement social en fin d’arrêt qui a retardé le rechargement du combustible”, justifie Sébastien Mazé.
Le CNPE de Golfech espère que le bilan de cette visite décennale, qui doit être envoyé pour validation à l’Autorité de sûreté nucléaire et radioprotection (ASNR), lui permettra d’exploiter l’unité n° 2 pour dix années supplémentaires.

