L’entraîneur des trois-quarts audois le sait bien : dans l’optique du maintien, les Canaris, pas favoris face à Provence Rugby, doivent absolument éviter un cinquième revers à domicile, ce vendredi 30 janvier à l’occasion de la 19e journée de Pro D2 (19h30).
Après les regrets de rentrer à vide de Valence-Romans (17-24) malgré l’énorme débauche d’énergie, quelle est votre analyse de match là et l’impact qu’il a eu sur le groupe ?
Il y a des regrets parce qu’on n’est pas loin. Cela se joue à des détails. Et cette Pro D2 se joue toujours sur des détails. On a deux, trois sorties de camp qui auraient pu être meilleures et qui nous auraient permis de ramener quelque chose. Après, il y a deux réactions. D’abord tu es frustré, puis tu es déçu car tu ne ramènes pas de point. Et puis, tu vois que de match en match, tu commences à être pas loin, à avoir de l’énergie plus longtemps, tu commences à rivaliser, donc on est plutôt contents de ce côté-là. Maintenant, le petit point aurait fait du bien.
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Ce ne sont pas les seuls points laissés en route jusqu’alors. Que manque-t-il cette saison à votre formation pour franchir un palier et se payer ?
Ce sont toujours ces petits détails-là. C’est aussi notre capacité à être lucides sous fatigue. C’est ce qui fera la différence. On l’a vu, que ce soit à Aix ou sur des matchs où on tient 50, 55 minutes, après, dès qu’on est moins lucides, on est fatigués et on ne fait pas forcément les bons choix. À Valence, c’est arrivé à la 75e minute ! On commence donc à être lucides plus longtemps. Et il faut que l’on reste là-dessus, sur notre capacité à tenir 80 minutes, à être lucides pendant un match entier sur nos temps forts et nos temps faibles.
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Comment travaille-t-on pour garder confiance ?
On vit match par match. On est toujours en course. On a toujours notre objectif dans la tête. Et les joueurs sont toujours confiants. Et à ce sport, et surtout dans un collectif, quand les joueurs sont persuadés d’une chose, c’est plus facile de s’entraîner. C’est plus facile d’aller chercher ton but. Après, il faut continuer à travailler comme on le fait depuis le début. C’est quand tu commences à mettre des changements dans ton travail que ça alerte tout le monde. Pour l’instant, on est focus sur notre objectif et on ira le chercher à la fin.
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Malgré le classement, le moral dans le groupe est-il toujours au beau fixe ?
Bien sûr. Même s’il a pris un petit coup après le match parce que tu n’es pas loin de la vérité, mais ça te donne aussi un coup de ‘‘boost’’ en disant qu’il y en a bien un que tu vas aller chercher. Et qu’il faut continuer sur cette voie-là, parce que c’est la bonne.
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Votre prochain adversaire, Provence Rugby, reste sur trois succès bonifiés. Est-ce une citadelle imprenable ?
C’est une grosse et belle équipe. Plutôt rodée avec beaucoup de joueurs. Une équipe qui joue la montée depuis quelques années avec les coachs, le budget, les présidents, la ville qui font le travail… Après, un match n’est jamais joué d’avance. On ne sait jamais ce qui va se passer. Peu importe le sport, un match collectif, c’est toujours dur à jouer. Et tous les gros tombent un jour ou un autre. À nous de travailler dur pour faire tomber ces équipes-là.

