Plus de soixante licenciées composent les deux équipes seniors. Si la qualification est compromise pour la Fédérale 1, la Fédérale 2 en revanche conserve ses chances de qualification.
Voilà maintenant 21 ans que la section rugby du TCMS a ouvert sa porte aux féminines. Une section qui a brillamment succédé à l’équipe masculine, laquelle s’est définitivement mise en sommeil en 2013, faute d’effectif.
Après plus de deux décennies d’histoire, le club a eu sa période dorée en 2018 en remportant le titre national de Fédérale 2 aux dépens de Périgueux (18-17) à Saint-Céré. Et depuis, l’équipe fanion s’est toujours maintenue au sein du premier échelon fédéral. Et depuis ce sacre en 2018, la structure a bien grandi.
À ce jour, soixante licenciées alimentent les deux équipes seniors. « Nous n’avons pas de problème de recrutement, précise le président (très polyvalent) Didier Demur. À chaque rentrée universitaire, des joueuses viennent se présenter spontanément. Voilà pourquoi nous parvenons à composer deux équipes sans trop de difficultés. On bénéficie d’une position géographique favorable, bien desservie par le métro. » Une section où les filles paient l’intégralité de la licence. « Avec un budget de 30 000 euros, c’est très difficile pour boucler une saison d’autant que nous avons de longs déplacements à la Rochelle, Dax ou Pau », ajoute le président.
Double défaite dans le derby
Si le club n’est pas forcément fortuné, une immense passion anime les joueuses, les dirigeants et le quatuor d’entraîneurs : Raphael Portes, Benjamin Vier, Bruno Mazeau et « Greg ». Dimanche dernier, c’était en quelque sorte, jour de fête à Surcouf avec la venue du voisin tuciste. Une double opposition toulousaine en Fédérale 1 et Fédérale 2 conclue par deux revers. Tout d’abord pour l’équipe 2, laquelle s’est inclinée 24 à 5. Malgré ce revers, les réservistes sont mathématiquement en course pour une participation à la phase éliminatoire.
Quant à l’équipe fanion, elle a grillé un joker en s’inclinant 19-0. Une défaite qui hypothèque les chances de qualification, mais pas le moral du groupe. « Cette défaite nous met dans le dur, précise Raphael Portes. La qualification devient compromise, mais on garde la tête haute. Dans cette phase retour, on a pour ambition de gagner des matchs. »
Dimanche, l’équipe prendra la direction de Dax. Une rencontre qui a été préparée sur le terrain boueux de Surcouf disposant d’une faible lumière. Ces dames cultivent leur passion dans des conditions spartiates. Certains messieurs pourraient prendre exemple.

