January 29, 2026

"La parole donnée n’a pas été tenue" : le torchon brûle entre le préfet et les agriculteurs après les violences et les dégâts en Haute-Garonne

l’essentiel
Le conflit entre la préfecture de Haute-Garonne et les syndicats agricoles se durcit. Après des manifestations tendues à Toulouse, des accusations de violences policières émergent. La préfecture dénonce des engagements non respectés, entraînant des dommages coûteux.

Le dialogue est rompu entre la préfecture de Haute-Garonne et les syndicats agricoles, après une série de face-à-face tendus. Après les heurts survenus en plein centre-ville de Toulouse, Pierre-André Durand, préfet de région, a fermement répliqué dans un communiqué diffusé tardivement mercredi soir.

Des accusations de violences policières

Le représentant de l’État regrette “une communication” de Lionel Candelon, président de la chambre d’agriculture du Gers, publiée sur le compte Facebook de l’institution consulaire. Le leader syndical y affirme que les agriculteurs d’Occitanie “ne sont pas tous rentrés sains et saufs” de la manifestation. Selon lui, les manifestants auraient été chargés “à plusieurs reprises et sans sommation”, subissant des coups de matraque et l’usage de grenades de désencerclement. Il conclut en jugeant “intolérable que nos agriculteurs ne puissent pas manifester sans être blessés”, désignant le préfet comme responsable des événements.

À lire aussi :
Colère des agriculteurs : “Deux agriculteurs touchés au visage”, Lionel Candelon réagit suite à la manifestation qui a dégénéré à Toulouse

Bras de fer entre le préfet et les agriculteurs après les violences
Bras de fer entre le préfet et les agriculteurs après les violences
DDM – LAURENT DARD

La préfecture dénonce des engagements non tenus

En réponse, Pierre-André Durand pointe des “éléments inexacts et mensongers”. Il justifie l’intervention des forces de l’ordre par le non-respect des engagements de la déclaration de manifestation : pénétration de tracteurs dès 5 heures du matin et modification unilatérale de l’itinéraire. Selon la préfecture, certains représentants auraient incité les manifestants à forcer les barrages pour investir le centre-ville et rejoindre le siège de l’administration.

À lire aussi :
Colère des agriculteurs : la tension monte brutalement à Toulouse, intervention musclée de la police

Le préfet déplore que “la parole donnée et la signature de responsables syndicaux n’aient pas été tenues”. Il rappelle enfin que les manifestations précédentes ont dû être interdites face à l’ampleur des dégradations commises par une minorité, des dommages dont le coût “se chiffre aujourd’hui en millions d’euros pour la région Occitanie”. Le dialogue semble rompu et les prochaines manifestations seront sous haute surveillance…

source

TAGS: