Malgré un arrêté préfectoral interdisant le rassemblement, les agriculteurs se sont mobilisés à Toulouse ce mercredi 14 janvier 2026.
Malgré une interdiction prononcée par arrêté préfectoral, la mobilisation agricole a atteint Toulouse ce mercredi 14 janvier 2026. Les agriculteurs de Haute-Garonne, appuyés par 80 éleveurs ariégeois de la Coordination rurale 09, se sont une nouvelle fois rassemblés pour protester contre le protocole de prise en charge de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) et les accords de libre-échange du Mercosur.
Dès la nuit précédente, les premiers tracteurs haut-garonnais ont fait leur entrée dans l’agglomération, laissant présager une journée sous tension. À l’aube, les agriculteurs ariégeois ont, eux, rejoint les abords de Toulouse en voiture, en raison des interdictions de circulation des tracteurs sur les routes nationales et les autoroutes, ainsi que sur la départementale.
Un “comité d’accueil spectaculaire”
Arrivés devant le centre commercial Leclerc de Roques-sur-Garonne, les manifestants ont été stoppés par un important dispositif de sécurité. Un “comité d’accueil spectaculaire”, selon Sébastien Durand, président de la CR 09 : “C’était pire que mercredi dernier. Il y avait 4 centaures, et 17 camions de CRS, soit plus de 200 CRS pour 120 agriculteurs. Ils nous contenaient sur le rond-point.”
Après plusieurs heures de face-à-face, les éleveurs ont décidé, aux alentours de 14 heures, de se rendre à la gendarmerie de Castelginest afin d’apporter leur soutien à l’un des leurs, Lionel Candelon Bonnemaison, interpellé dans la matinée en tant qu’organisateur de la manifestation. L’ensemble du cortège s’est ensuite rendu à l’aéroport de Toulouse-Blagnac.
Sébastien Durand fustige une gestion “à deux vitesses” du dossier agricole : “Tout ça, c’est à l’image du préfet de l’Occitanie. Il n’aime pas les agriculteurs de sa région, donc on ne va pas s’en sortir, surtout quand parallèlement la FNSEA est reçue sur un tapis rouge à Paris. On voit bien là, la co-gestion de l’agriculture entre l’État et la FNSEA. La bataille va être longue, mais on est déterminés.”

