Une nouvelle taxe de deux euros s’applique depuis ce dimanche 1er mars sur les petits colis venant de pays hors Union européenne. Ce dispositif vise à freiner les importations de mode éphémère. Qui en paiera le prix et à quoi sert-elle ?
À partir de ce dimanche 1er mars, une taxe de deux euros va s’appliquer sur les petits colis qui proviennent des pays extérieurs à l’Union européenne vers la France. Cette taxe, introduite par la loi de Finances 2026, vise à freiner les importations de mode ultra-éphémère.
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Qui paie cette nouvelle taxe ?
Sont concernés les colis d’une valeur de moins de 150 euros. Deux euros par catégorie d’article sont appliqués lors du passage de la douane, et ce peu importe le nombre d’unités de cette catégorie. Ainsi, si le colis contient un ou dix t-shirts, le montant de la taxe sera de 2 euros. En revanche, si le colis comporte un t-shirt et un chapeau, il faudra payer 4 euros supplémentaires.
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Ce dispositif national augmente donc le prix de la livraison. Il a été convenu que le paiement de la taxe serait pris en charge par les plateformes de commerce en ligne qui exportent ces colis – Temu, Shein ou encore AliExpress par exemple. Aucune indication n’a pour l’instant été donnée sur une possible répercussion sur le prix des produits à l’achat.
À quoi servent ces deux euros supplémentaires ?
Le but explicite de la loi, comme indiqué dans le texte de Finances 2026, est d'”inciter les consommateurs à réduire les achats impulsifs de produits très bon marché”. Cette taxe cherche également à rétablir une concurrence loyale avec les commerçants français et raisonner le déferlement de colis en provenance de plateformes chinoises.
En 2025, 97 % des articles dans les petits colis venaient de Chine, selon un rapport publié par la Direction nationale des statistiques du commerce extérieur en décembre dernier.
En juillet, un droit de douane européen sera cumulé au dispositif national. Trois euros par article commandé s’appliqueront sur les petits colis arrivant sur le sol de l’Union européenne.

