Un conflit entre voisins à Castres a dégénéré en violence. Un homme, déjà condamné, a été arrêté après avoir attaqué la porte de son voisin avec un antivol. Une expertise psychiatrique a été ordonnée pour évaluer son état mental.
Entre deux locataires d’un immeuble castrais, le conflit durait déjà depuis un moment. Il a pris une tout autre tournure lundi 23 février, quand l’un des deux protagonistes, ivre et énervé, s’est saisi d’un antivol métallique pour aller cogner dans la porte d’entrée de son voisin. Ce dernier a saisi son téléphone pour appeler la police. Dépêchés sur place, les fonctionnaires sont allés interpeller non sans mal l’individu, rentré chez lui et encore plus énervé face à la police. Entre insultes en tout genre et tentatives de coups, le passage des menottes a été rude pour les policiers.
À lire aussi :
Ivresse, menaces et récidive : un trentenaire jugé pour des violences sur une infirmière à l’hôpital de Bagnères
Trois jours plus tard, après une garde à vue et un passage en détention provisoire, le prévenu a été présenté au tribunal de Castres, dans le cadre d’une comparution immédiate. Comme le droit l’exige, un délai lui a été accordé le temps de préparer sa défense. Le temps aussi pour son avocat, Me Escande, de réclamer une expertise psychiatrique pour essayer de comprendre ce qui se passe dans la tête de son client. Le tribunal l’a acceptée.
Un antivol comme arme
Déjà condamné quatre fois, l’homme de 36 ans était en récidive pour le même type de faits. Après un suivi probatoire “très compliqué”, la question de son état mental se pose. Pas pour le parquet, qui s’est appuyé sur les précédents dossiers, mais pour son avocat : “Sommes-nous face à une décompensation ? À une crise ? Ou autre chose qui aurait pu altérer son discernement ? Vu ce qui s’est passé et son passé, on peut se demander…” L’audience a été renvoyée au 16 avril. Il est maintenu en détention d’ici là.

