Ce dimanche 30 novembre, le Premier ministre israélien a adressé une demande de grâce officielle au président Isaac Herzog, a annoncé le bureau de la présidence.
Poursuivi pour corruption, Benjamin Netanyahu tente d’échapper à la justice israélienne. Ce dimanche 30 novembre, le bureau de la présidence a annoncé que le Premier ministre de l’État hébreu a adressé une demande de grâce officielle au président Isaac Herzog. “Il s’agit d’une demande de grâce exceptionnelle, aux conséquences significatives”, selon le communiqué. “Après réception de tous les avis, le président de l’État examinera la requête avec responsabilité et sérieux.”
Plus tôt ce mois-ci, le président américain, Donald Trump, avait écrit au président Herzog pour lui demander d’accorder une grâce à Benjamin Netanyahu.
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Dans une déclaration vidéo diffusée par ses services, le Premier ministre israélien a jugé que “la poursuite du procès nous déchire de l’intérieur”. Il poursuit en affirmant que témoigner trois fois par semaine était “une exigence impossible à satisfaire”. “La fin immédiate du procès contribuera grandement à apaiser les tensions et à promouvoir la réconciliation générale dont notre pays a tant besoin”, a-t-il ajouté, tout en clamant une nouvelle fois son innocence.
Accusé de corruption, de fraude et d’abus
Le procès pour corruption remonte à mai 2020. Benjamin Netanyahu et son épouse, Sara, sont accusés d’avoir accepté des produits de luxe d’une valeur de plus de 260 000 dollars (cigares, bijoux et champagne) en échange de faveurs politiques. Dans deux autres affaires, le Premier ministre est accusé d’avoir tenté de négocier une couverture plus favorable dans deux médias israéliens.
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Yaïr Lapid, le chef de l’opposition, a déclaré dans un communiqué que Benjamin Netanyahu ne devrait pas être gracié sans aveu de culpabilité, expression de remords et retrait immédiat de la vie politique.

