January 12, 2026

Il déclare plus de 1 400 heures de travail supplémentaires en 2025, les élus de sa commune crient au scandale

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En Galice, un rapport municipal met en lumière un cas hors norme : un agent de la mairie de la commune de Marín aurait cumulé plus de 1 400 heures supplémentaires en 2025. Une situation jugée “scandaleuse” par l’opposition socialiste, qui dénonce un sérieux dérapage dans la gestion du personnel communal.

Le chiffre paraît incroyable. Selon le quotidien espagnol La Voz de Galicia ce dimanche 11 janvier, un employé municipal de la ville de Marín, dans la région de Galice en Espagne, a déclaré exactement 1 405 heures supplémentaires sur la seule année 2025. Un chiffre qui correspondrait, en moyenne, à 6 heures de travail quotidien par jour travaillé, en plus de sa journée normale estimée à 7,5 heures, donc.

L’information figure dans un rapport de conseil municipal présenté en séance plénière et relayé par le quotidien local. De quoi provoquer la colère du porte-parole local du parti socialiste espagnol (PSOE) Manuel Pazos, membre de l’opposition municipale, qui a dénoncé en séance un “désordre dans la gestion des heures supplémentaires du personnel”. Il met en avant un cas “si exagéré qu’il est pratiquement impossible à croire”, soulignant que l’agent concerné aurait “gagné plus en heures supplémentaires que par son salaire ordinaire”. Les socialistes rappellent en outre que ces chiffres dépassent largement le plafond légal de 80 heures supplémentaires par an, fixé par la réglementation.

Son service amputé de deux employés… sur trois

L’opposition affirme que ce dépassement n’est pas isolé et que, selon le rapport municipal, “ce plafond est largement franchi dans la quasi-totalité des services”. Elle réclame des explications détaillées et appelle la mairie à mettre fin à ce qu’elle qualifie de pratique “scandaleuse et incompréhensible”.

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Face aux critiques, la maire María Ramallo, élue du Parti populaire, a confirmé la réalité des chiffres tout en reprochant au PSOE d’aborder le dossier “avec légèreté”. Elle justifie cette situation par des circonstances exceptionnelles : l’agent concerné travaillait dans un service essentiel, normalement composé de trois personnes, mais qui s’est retrouvé avec un seul agent après une longue maladie et un départ à la retraite en 2025.

La maire assure que la situation est en voie de normalisation, l’agent en arrêt ayant repris son poste et le départ à la retraite ayant été compensé par un recrutement en intérim. Des éléments qui, selon elle, expliquent un recours massif – mais temporaire – aux heures supplémentaires.

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