Trois jours après le drame de Lyon, neuf suspects ont été interpellés dans l’enquête sur la mort de Quentin Deranque, dont un assistant parlementaire cité par plusieurs témoins. Ces arrestations marquent une accélération des investigations autour d’une agression mortelle impliquant des membres présumés de la Jeune Garde.
Trois jours après le drame, l’enquête autour de la mort de Quentin Deranque à Lyon (Rhône) s’accélère. Neuf suspects ont été interpellés ce mardi 17 février, révèlent nos confrères du Progrès, citant une source proche du dossier. Parmi les individus appréhendés, se trouvait Jacques-Élie Favrot, assistant parlementaire de Raphaël Arnault, député LFI. Adrian B., ancien stagiaire de l’élu à l’Assemblée Nationale, est également cité dans liste des suspects interpellés. Le collaborateur parlementaire
Au lendemain de la mort de Quentin Deranque, Jacques-Élie Favrot avait “formellement” démenti “être responsable de ce drame” et s’était “retiré de ses fonctions” de collaborateur”. L’assistant parlementaire – faisant partie du groupe d’ultra-gauche de la Jeune Garde – avait indiqué par l’intermédiaire de son avocat Me Sayn, qu’il était “menacé de mort par l’extrême droite dans tout le pays et en Europe” et qu’il ne pouvait pas “assurer ses fonctions de cette manière”.
Fin de collaboration
Ce mardi soir, Raphaël Arnaul a annoncé avoir engagé la procédure pour mettre fin au contrat de son collaborateur. Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée Nationale, avait décidé “à titre conservatoire et sans préjudice des suites de l’enquête judiciaire, de suspendre” les droits d’accès du jeune homme à l’enceinte de l’Assemblée nationale : le nom du collaborateur parlementaire Jacques-Elie Favrot avait été “cité par plusieurs témoins”, affirmait cette dernière.

Selon les premiers éléments d’enquête, tous les suspects qui ont été arrêtés en fin d’après-midi seraient âgés d’une vingtaine d’années : il s’agit de sept hommes et deux femmes. Deux interpellations ont eu lieu dans le département de la Haute-Loire et deux autres en Isère. Une cinquième interpellation a eu lieu un peu plus tard ce mardi, en début de soirée, dans la banlieue lyonnaise. Quatre autres suspects ont finalement été arrêtés avant 21 heures, annoncent nos confrères de BFMTV, citant une source mproche du dossier. Ces interpellations font suite aux annonces du procureur Thierry Dran qui, ce lundi 6 février avait annoncé qu’au moins six agresseurs avaient participé à l’agression mortelle de Quentin Deranque : identifiés par les forces d’enquête, ils faisaient partie de la Jeune Garde.

