March 13, 2026

France-Angleterre : "Nous avons encore de réelles chances de gagner le tournoi…" Le rugbyman du Lot Émilien Gailleton retenu dans le groupe du XV de France

l’essentiel
À la veille du “Crunch” contre l’Angleterre ce samedi 14 mars, le Cadurcien Émilien Gailleton honorera, s’il rentre en jeu, son troisième match dans le tournoi des Six Nations. L’occasion pour lui de revenir sur sa formation lotoise et d’évoquer ses attentes avant l’ultime rendez-vous de la compétition.

Ce samedi, le XV de France dispute le match le plus important du tournoi, aussi bien sur le plan symbolique que sportif. Enfant de Cahors mais natif de l’île britannique, Émilien Gailleton revient sur son enfance et évoque les enjeux de ce choc capital pour les Bleus.

Émilien Gailleton lors du coup d’envoi du match Cahors – Tulle mi-mars.
Émilien Gailleton lors du coup d’envoi du match Cahors – Tulle mi-mars.
DDM Mickaël Fabre

Remplaçant pour cette rencontre aux allures de finale, le joueur de la Section Paloise connaît sa mission en cas de sortie de banc : “Je peux amener de la fraîcheur. Il y a de grandes chances que je rentre dans les vingt dernières minutes, je devrais donc apporter de la vitesse et de la lucidité quand les autres seront plus fatigués.” Lancé en août 2023 sous les ordres de Fabien Galthié, le Cadurcien de 22 ans n’oublie pas d’où il vient.

“La campagne lotoise, c’est celle avec laquelle j’ai grandi et évolué”

À l’âge de 3 ans Émilien s’installe dans le Lot avec sa famille, un département qu’il ne quittera qu’au moment d’intégrer le centre de formation du club d’Agen. De ces années passées dans les causses du Quercy, il garde un attachement profond au territoire : “J’essaie d’y retourner mais c’est compliqué avec nos emplois du temps chargés. Ça fait toujours du bien de revenir dans le Lot, cela me permet de me ressourcer auprès de mes proches et dans cette campagne que j’apprécie énormément, celle avec laquelle j’ai grandi et évolué.”

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Il revient dès que possible sur ses terres, marqué par des débuts à l’école de rugby au sein d’un collectif soudé. Une période cruciale dont il parle encore avec émotion : “On avait une génération très solidaire, qui aimait passer du temps ensemble et ça se ressentait sur le terrain. On était une bande de copains qui jouait au rugby avec le sourire, donc c’est toujours nostalgique de repenser à ça.”

Ces souvenirs, Émilien les cultive et s’en sert dans son quotidien, surtout lorsque son rythme de vie devient plus pesant : “Ces moments, je les garde en moi pour toute la vie. Quand je traverse des phases plus compliquées dans ma carrière, je repense à ces instants où je me régalais sur le terrain. Immédiatement, cela me redonne de la motivation pour continuer à avancer.”

L’enjeu au-dessus de la symbolique

L’objectif, Émilien et les bleus ne s’en cachent pas : gagner est la seule option privilégiée par le groupe. Une victoire bonifiée (avec quatre essais inscrits) face au XV de la Rose garantirait aux hommes de Fabien Galthié de rester devant les Écossais au classement. Il confie : “On va essayer de réaliser notre meilleure performance du tournoi. L’objectif est d’aller chercher la victoire, avec le bonus et de l’emporter avec le maximum d’écart possible.” Pour cela, ils abordent la rencontre avec envie et détermination. “Nous avons encore de réelles chances de gagner le tournoi, donc nous sommes concentrés. Il y a de la pression, mais c’est de la pression positive. C’est notre dernier match, nous avons envie de le faire.”

Né à Croydon, dans la banlieue sud de Londres, le Franco-Anglais ne s’attarde pas sur la valeur symbolique de la rencontre. Le résultat prime sur les sentiments : “Oui, c’est symbolique, mais je n’y pense pas du tout. Il y a une victoire à aller chercher, donc ce n’est pas un match lambda. Il faut rester concentré, ça ne m’a pas traversé l’esprit.”

Un match qui sonnera le glas d’une campagne aboutie

Auteur de deux essais en deux rencontres, proactif en défense comme en attaque, le polyvalent centre de l’équipe de France reconnaît s’améliorer de jour en jour. Il admet toutefois continuer d’apprendre et d’évoluer : “La carrière d’un joueur est en perpétuelle évolution, que ce soit en club ou en sélection. Mais en équipe nationale, il y a davantage de pression et d’enjeux. Il y a aussi une énergie supplémentaire quand tu joues pour ton pays. Les joueurs autour de moi sont très talentueux, il faut donc hausser son niveau de jeu. À partir du moment où tu t’entraînes et tu joues en équipe de France, tu es en évolution constante.”

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