Sur son compte Instagram, la Fédération de football iranienne a prévenu que “personne” ne pouvait l’exclure du Mondial 2026. Cette réponse fait écho à la déclaration de Donald Trump, qui a estimé qu’il n’était pas “approprié” que l’Iran participe au tournoi après l’annonce du boycott par Téhéran.
Le bras de fer entre Donald Trump et la sélection iranienne s’intensifie cette semaine. Sur son compte Instagram, la “Team Melli” met en garde les États-Unis et leur président, prévenant que personne ne décidera pour elle quant à sa participation ou non à la Coupe du monde 2026 organisée en Amérique du Nord.
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“Grâce à sa force et à une série de victoires décisives remportées par les courageux fils de l’Iran, l’équipe nationale iranienne a été parmi les premières à se qualifier pour ce tournoi majeur”, rappelle-t-elle sur ses réseaux sociaux. Avant de formuler une nouvelle critique : “Personne ne peut nous exclure de la Coupe du monde, le seul pays qui pourrait être exclu est celui qui porte simplement le titre “d’hôte” mais qui n’a pas la capacité d’assurer la sécurité des équipes participant à cet événement mondial.”
“Gouvernement corrompu”
Cette déclaration fait écho aux derniers échanges entre les deux pays cette semaine. Interrogé par Politico le 3 mars, Donald Trump avait déclaré qu’il se “moquait complètement” de la participation de l’Iran. D’après Gianni Infantino, président de la FIFA, le président américain avait néanmoins assuré que l’équipe nationale iranienne serait la “bienvenue” au Mondial.
Des propos auxquels n’ont pas forcément goûté les Iraniens, annonçant leur boycott de la compétition. “Depuis que ce gouvernement corrompu a assassiné notre dirigeant, nous n’avons pas la moindre intention de participer à la Coupe du monde”. En dernier lieu, le locataire de la Maison-Blanche avait fini par proférer des menaces voilées à l’encontre des joueurs iraniens, estimant qu’il y avait un risque pour “leur propre vie et leur sécurité”.
Qui pour remplacer l’Iran dans le groupe G ?
Si le désengagement de la “Team Melli” paraissait acté, cette dernière déclaration vient relancer le débat sur sa participation. Qu’il s’agisse d’une simple déclaration contradictoire, ou d’un réel défi lancé aux États-Unis, personne ne sait à l’heure actuelle qui complétera le groupe G composé par la Belgique, l’Égypte et la Nouvelle-Zélande. Il existe trois possibilités.
Plusieurs solutions sont possibles : l’Iran pourrait décider de respecter sa qualification et venir jouer en terre ennemie ; l’Irak, qu’elle gagne ou qu’elle perde son barrage de qualification face à la Bolivie ou au Suriname, pourrait se voir attribuer la place de son voisin ou encore en cas de victoire de l’Irak, les Émirats arabes unis pourraient être repêchés eux qui avaient manqué de peu leur qualification. À l’image de ce conflit diplomatique, le flou le plus total demeure.

