Les deux syndicats agricoles sollicitent en urgence la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle pour le département. Selon eux, la pérennité de nombreuses exploitations du Lot-et-Garonne est en jeu.
Tous ceux qui ont, ce jeudi, traverser le Lot-et-Garonne ont pu constater les dégâts de la tempête Nils qui a durement frappé notre département. Selon la FDEA 47 et les JA 47, ces intempéries aggravent une situation agricole déjà critique après deux années catastrophiques.
” Cultures d’hiver ravagées, parcelles noyées, vergers endommagés, serres et tunnels de fraises détruits, hangars touchés : les dégâts sont considérables, constatent les deux syndicats. Les pertes économiques mettent en péril des exploitations aux trésoreries déjà exsangues. La reconstruction des serres doit intervenir immédiatement pour éviter que le gel ne détruise définitivement les plants”. Ils assurent que l’arrivée anticipée de main-d’œuvre saisonnière est indispensable pour remettre en état l’outil de travail dans les plus brefs délais.
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“La pérennité de nombreuses exploitations est en jeu”
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Par ailleurs, ils estiment que de nombreuses surfaces en céréales d’hiver ne repartiront pas. Ils demandent donc une adaptation de la PAC 2026 afin que les agriculteurs ne soient pas “une nouvelle fois pénalisés financièrement”.
Ils sollicitent en urgence : La reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle pour le département ; l’activation rapide des calamités agricoles ; des démarches d’indemnisation simplifiées et accélérées.
Et de conclure : “L’agriculture en urgence absolue. Sans réponse rapide de l’État, c’est la pérennité de nombreuses exploitations du Lot-et-Garonne qui est en jeu”.
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