February 9, 2026

« J’ai décidé de vendre ma voiture et je roule avec ma 2CV » : à Monflanquin, Didier Gary fidèle à sa 2CV depuis quinze ans

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Dans le cadre de rencontres avec les passionnés de 2Cv du Lot-et-Garonne, Didier Gary raconte comment une petite Citroën, offerte pour ses cinquante ans, s’est imposée comme sa voiture principale pendant des années, au point de remplacer tout autre véhicule dans son quotidien.

Pas de collection alignée dans un garage, pas de restauration spectaculaire. Juste une 2CV utilisée, entretenue, roulante. « Je l’ai depuis l’âge de cinquante ans. Ça fait quinze ans que je l’ai eue. » Le cadeau vient de son épouse. « Elle a participé à l’achat d’une 2 chevaux. » Depuis, elle fait partie du paysage.

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S’il y tient autant, c’est que l’histoire a commencé bien plus tôt. « Mes parents en avaient plusieurs. » Enfant, il part avec elle en vacances. « On allait à l’océan. » Plus tard, étudiant, il en conduit une à son tour. « Les copains en avaient. » La 2CV devient une évidence, presque un passage obligé. Quand il revend la première, il le regrette aussitôt. « Après, j’ai regretté de l’avoir vendue. » La suivante, il la garde.

Une voiture accessible et sans complication

Son modèle fait partie des dernières séries produites au Portugal. Il l’achète 3000 euros, avant que la cote ne grimpe. Elle affiche aujourd’hui environ 126 000 kilomètres. Peu, car les anciens propriétaires roulaient rarement, et lui aussi ne l’utilisait qu’occasionnellement avant la retraite.

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Côté entretien, il parle d’une mécanique simple. « En principe, rien de spécial. » Vidange, petites réparations, quelques pièces changées. Un allumage électronique pour fiabiliser le démarrage. « Maintenant, ça démarre très bien. » Deux ailes refaites, quelques travaux de carrosserie, et ça repart.

Les pièces détachées ne sont pas un problème. « On les commande et on les reçoit très facilement. » Une entreprise refabrique encore les éléments. De quoi garder la voiture en état sans difficulté.

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Au volant, il ne cherche pas à enjoliver. « Le confort, c’est rudimentaire. La puissance, les reprises, ça n’a rien à voir. » La conduite demande d’anticiper, de prendre son temps. Mais la voiture est légère, très souple sur ses suspensions. « C’est très difficile à retourner. » Et puis il y a ce détail qu’il apprécie toujours. « On peut enlever la capote. »

La 2CV comme réflexe quotidien

Au moment de la retraite, son choix surprend son entourage. Il vend sa voiture moderne. « J’avais décidé de vendre ma voiture et je roulais avec ma 2 chevaux. » Pendant un temps, elle devient l’unique véhicule de la maison.

Courses, rendez-vous, jardin à deux kilomètres, tout se fait avec elle. Il envisage même une fourgonnette pour transporter du matériel de jardinage, puis renonce. « Finalement, j’utilise ma 2 chevaux. » Elle suffit.

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L’hiver, il la ménage pour préserver le plancher d’origine, sensible à l’humidité. Mais dès que le temps s’améliore, elle reprend la route. Et les réactions ne manquent pas. « Les gens sont un petit peu surpris. Quand on croise d’autres personnes en 2 chevaux, on se fait des signes. »

Sa femme ne la conduit pas. Les réglages sont inexistants, les pédales loin. « Là, c’est compliqué. » La voiture reste son domaine à lui. Assurée en collection, contrôlée moins souvent, elle continue de rouler tranquillement autour de Monflanquin.

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