February 9, 2026

Cuba nouvelle cible de Donald Trump : comment l’île est-elle en train de s’effondrer ?

l’essentiel
Après l’arrestation du président vénézuélien Nicolás Maduro, le 3 janvier 2026, Cuba se trouve dans la ligne de mire de Donald Trump. Le locataire de la Maison Blanche tente d’affaiblir le régime du leader cubain, Miguel Diaz-Canel, en privant l’île de ses ressources pétrolières.

Les autorités cubaines ont annoncé qu’à partir de ce lundi 9 février, à minuit, l’avitaillement en kérosène des compagnies aériennes serait suspendu pour un mois. Cette nouvelle intervient un peu plus d’un mois après la capture de leur allié, le président vénézuélien Nicolás Maduro, par les forces américaines. Donald Trump, en privant l’île de ses ressources pétrolières, espère asphyxier le régime communiste de Miguel Diaz-Canel, à la tête du pays depuis 2018.

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Affaiblir l’île castriste pourrait conduire à la chute du gouvernement en place. “Marco Rubio sera le président de Cuba.” Voici le message lourd de sens d’un internaute que le président américain a repartagé sur son réseau Truth Social, à propos de son secrétaire d’État d’origine cubaine.

Avec l’enlèvement de Maduro, Cuba perd un allié de choix

Depuis 1962, Cuba est soumis à un embargo des États-Unis, à la suite de nationalisations expropriant des compagnies américaines. Toujours en place actuellement, il s’agit de l’embargo commercial le plus long de l’époque moderne. Dans ce contexte, Nicolás Maduro était un allié de choix pour Miguel Diaz-Canel. Les centrales thermiques qui alimentent Cuba en électricité fonctionnent notamment grâce au pétrole fourni par le Venezuela, entre 30 000 et 35 000 barils quotidiens en échange de services de santé et de sécurité. Un approvisionnement suspendu depuis la capture de Nicolás Maduro.

Le 11 janvier 2026, le multimilliardaire exhortait le gouvernement cubain à accepter un accord “avant qu’il ne soit trop tard”. Quelques jours après, il signait un décret autorisant à frapper de droits de douane les pays exportant du pétrole à destination de Cuba. Privée de l’argent et du pétrole vénézuéliens, l’île traverse donc l’une des crises économiques les plus sévères de son histoire récente.

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Cuba, une menace pour les États-Unis ?

Donald Trump considère Cuba comme une “menace exceptionnelle” pour la sécurité nationale américaine. Washington reproche aux autorités cubaines de soutenir plusieurs acteurs hostiles aux États-Unis, parmi lesquels la Russie, la Chine, l’Iran, le Hamas ou encore le Hezbollah. Il dénonce également les “idées communistes” que diffuse le régime de Miguel Diaz-Canel, qui n’ont jamais été vues d’un bon œil par les dirigeants américains.

La politique de déstabilisation que mène Donald Trump pour contrer cette “menace” porte ses fruits. Le gouvernement cubain a annoncé le 7 janvier 2026 adopter une série de mesures destinées à faire face à la crise énergétique. Les plus importantes sont la semaine de travail réduite à quatre jours, des restrictions à la vente de carburant et la fermeture momentanée de certains sites touristiques, comme le précise France 24.

En guise de réponse, et malgré la menace des droits de douane brandie par Donald Trump, la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum, soutien de Miguel Diaz-Canel, a annoncé envoyer plus de 800 tonnes de vivres à destination des Cubains. Une aide apportée alors que l’ONU a mis en garde contre un possible “effondrement humanitaire” à Cuba, du à la crise du carburant.

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