La lettre du secrétaire général des Nations unies, António Guterres, adressée le 28 janvier à tous les Etats membres, commence par ces mots : « Je vous écris pour souligner la gravité de notre situation financière. En un mot, nous sommes à l’instant de vérité. » L’ancien Premier ministre portugais, à la tête de l’ONU depuis 2017, est direct : l’organisation sera en cessation de paiement en juin, un « effondrement financier imminent » si les Etats membres ne prennent pas les décisions qui s’imposent. Mais qui peut, et surtout qui veut sauver l’ONU ? On sait qui veut sa mort : au moment où Guterres lançait son message alarmant, les Etats-Unis finalisaient leur départ de l’Organisation mondiale de la Santé, une des agences du système onusien, et refusaient même de payer leur dette ; et le département d’Etat à Washington annonçait récemment que les Etats-Unis se retiraient de quelque 66 structures internationales qualifiées d’« inutiles, inefficaces ou nuisibles ».
Au même moment, Donald Trump célébrait à Davos la naissance de son « Conseil de la Paix », qui a tout pour devenir un concurrent du Conseil de Sécurité de l’ONU, entièrement à la main du chef de la première puissance mondiale et de son club d’amis. Un conseil dont le président – Trump lui-même, donc…
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