February 2, 2026

Budget 2026 : impôts, taxes, retraites, dépenses des ministères… les 10 mesures à retenir du texte final

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Le budget 2026 du gouvernement Lecornu a été adopté définitivement après une longue bataille parlementaire. Derrière l’objectif d’un déficit ramené à 5 %, le texte aligne une série de mesures sociales, fiscales et budgétaires. Voici ce qu’il faut en retenir.

La France a enfin un budget. Le projet de loi de finances table désormais sur un déficit équivalent à 5 % du PIB, contre 4,7 % dans la version initiale. Un ajustement assumé par Matignon pour rendre le texte politiquement acceptable, rappelle Les Echos et France Info. “Il n’est le texte de personne ou plutôt un peu le texte de tout le monde”, a reconnu Sébastien Lecornu dans l’hémicycle. Voici quelques-unes des mesures les plus importantes de ce budget 2026.

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Indexation du barème de l’impôt sur le revenu

Le gouvernement renonce au gel du barème de l’impôt sur le revenu. Celui-ci sera revalorisé à hauteur de l’inflation, estimée à 0,9 %, évitant ainsi que des ménages modestes basculent dans l’imposition du seul fait de la hausse des prix.

Les retraités finalement épargnés

L’abattement fiscal de 10 % sur les pensions est maintenu. Le projet initial, qui prévoyait un forfait unique, est abandonné. Les retraités échappent également au gel des pensions envisagé dans le budget de la Sécurité sociale.

Hausse de la prime d’activité

La prime d’activité augmentera d’environ “50 euros par mois en moyenne” pour plus de trois millions de ménages. Une mesure revendiquée par les socialistes, destinée à soutenir le pouvoir d’achat des travailleurs aux revenus modestes.

Repas à un euro pour tous les étudiants

À compter du mois de mai, tous les étudiants pourront bénéficier d’un repas à 1 euro dans les restaurants universitaires. Une mesure symbolique, déjà expérimentée pendant la crise sanitaire, mais dont les Crous alertent sur les limites logistiques.

Surtaxe maintenue sur les grandes entreprises

La contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises est reconduite au même niveau qu’en 2025. Elle devrait rapporter plus de 7 milliards d’euros, tandis que les entreprises de taille intermédiaire sont exclues du dispositif.

Abandon de la baisse de la CVAE

Le gouvernement renonce à la diminution de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises. Une décision vivement critiquée par le patronat, qui y voit un nouveau signal défavorable à l’investissement.

Prolongation de la contribution sur les hauts revenus

La contribution différentielle sur les hauts revenus est prolongée. Elle fixe un taux minimal d’imposition de 20 % pour les ménages les plus aisés, même si son rendement s’annonce inférieur aux prévisions initiales.

Création d’une taxe sur les holdings patrimoniales

Le budget instaure une taxe ciblant certains actifs détenus par des holdings patrimoniales, recentrée sur les biens dits somptuaires. Son rendement est limité, mais le signal politique est maintenu.

Taxe de 2 euros sur les petits colis

Une taxe forfaitaire de 2 euros s’appliquera aux petits colis en provenance de pays extérieurs à l’Union européenne. Les recettes doivent financer le renforcement des contrôles douaniers.

Hausse massive du budget des armées

Dans un contexte géopolitique tendu, le budget de la Défense augmente de plus de 6 milliards d’euros. “S’il n’y avait pas eu cette question militaire, j’aurais pu être tenté de laisser les débats se poursuivre encore”, a déclaré le Premier ministre.

Baisse des crédits pour plusieurs ministères

À l’exception des ministères régaliens, de nombreux portefeuilles voient leurs crédits diminuer, notamment le Logement, l’Écologie, le Sport et l’Aide au développement. Le plan France 2030 est lui aussi amputé.

Effort demandé aux collectivités locales

Les collectivités territoriales devront contribuer à l’effort budgétaire, à hauteur de plusieurs milliards d’euros, une mesure qui suscite de vives inquiétudes chez les élus locaux.

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