S’ils auraient aimé terminer ce bloc de janvier dans le top 6, les Agenais ne sont pas parvenus à leurs fins, mais restent, malgré tout, plus que jamais en course dans cette lutte.
« Frustrant. » D’une manière unanime, ce fut le ressenti d’Enzo Serieyssol, Peyo Muscarditz et Guillaume Jan au moment de revenir sur le bilan de ce mois de janvier, à la sortie du match contre Nevers. Après avoir passé la trêve de Noël dans le bon wagon, les Agenais se sont montrés prudents, ne voulant pas parler haut et fort d’un objectif de qualification.
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En interne, ils s’étaient cependant donné un petit but : celui de terminer janvier à la même position. Malheureusement, leur défaite contre Colomiers a pesé lourd dans la balance, et les voici désormais à deux points des Brivistes. Et si la frustration est grande, c’est qu’il y avait vraiment la place de faire mieux.
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Tout d’abord, à Dax, le groupe a manqué son entame, avant de courir au score et de revenir un peu trop tard. Puis, à Grenoble, les hommes de Mauricio Reggiardo ont plutôt été dans la réaction que dans l’action. « On repart de ces deux déplacements avec zéro point, alors qu’on n’est pas bien loin », regrette Jan.
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Une finale à Brive ?
Les Agenais sont ainsi rentrés bredouilles. Cruel. « Deux bonus défensifs auraient été intéressants sur le classement britannique. Ils auraient quasiment rattrapé la défaite de Colomiers. Ces deux bonus, voire ces deux victoires qu’on ne prend pas, peuvent être frustrants parce qu’on a manqué de beaucoup de maîtrise. On avait pourtant fait de très bonnes choses. »
Si les opérations comptables n’étaient pas bonnes, mais pas forcément non plus mauvaises à la sortie de ces deux matchs, tout s’est compliqué lors de la deuxième défaite concédée à Armandie, contre un très solide Colomiers. « Ils sont venus nous poser beaucoup de problèmes », confirme Jan.
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Mais l’entraîneur des trois-quarts pointe aussi une chose. Cette défaite n’a pas entériné les ambitions du Sporting, loin de là. « On a beaucoup parlé cette semaine, mais il ne fallait surtout pas restreindre nos ambitions. »
Bien en a pris au SUA. Après « un bloc un peu frustrant », mais conclu par « une grande fierté » d’avoir battu Nevers aussi brillamment, les Agenais sont toujours dans le coup, à seulement deux points d’une formation de Brive très irrégulière. Et, tel un signe du destin, il s’agit du prochain adversaire des « bleu et blanc ».
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Dans deux semaines, Agen ira en Corrèze pour un match à huit points. Un match de phases finales ? « C’est compliqué à dire, dans le sens où il reste une dizaine de journées derrière », rétorque Jan, avant de poursuivre : « Quoi qu’il en soit, c’est un concurrent direct. Je pense qu’ils vont aussi avoir un devoir de mémoire de leur côté (ndlr : Agen l’avait emporté 41-10 en octobre). C’est une équipe qui est ultra-dense, et qui tape très fort. L’intensité qu’on a mise contre Nevers, il va falloir au minimum la rééditer dans deux semaines si on veut pouvoir rivaliser avec cette équipe. Ce sera le minimum syndical. »
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Dans deux semaines, Agen pourrait faire un pas en avant, ou un pas en arrière dans la quête du top 6. Car, si aucune équipe ne s’écroule, les cinq premières places semblent avoir trouvé preneurs, et la sixième s’annonce indécise. Dans cette lutte, le SUA veut avoir son mot à dire.

