Après une phase aller très difficile conclue avec seulement une victoire et un match nul, l’US Montauban aborde la phase retour avec la pression de Perpignan, revenue à ses trousses. Le mois de janvier s’annonce d’ores et déjà décisif pour connaître les chances de maintien des Sapiacains.
“On est encore en phase d’apprentissage. C’est dur mais il faut s’accrocher parce qu’on continue à progresser.” Les mots de Maxime Espeut sont empreints d’une pointe de fatalité et, malgré tout, encore d’espoir.

Le centre tarn-et-garonnais, encore rougi au visage par la féroce bataille qu’il a livrée contre le Racing 92 (16-61), samedi 27 décembre 2025, livrait son analyse sur la première partie de saison de son club, qui a retrouvé l’Élite après 15 années de purgatoire en Fédérale puis en Pro D2.
“Il faut s’accrocher”
“On a commencé la saison, on faisait 20 minutes de qualité. Maintenant, entre le match contre Pau et celui-ci à l’Arena, on en fait 40. On n’en est pas encore à un match entier mais il faut s’accrocher”, insiste l’ancien Biterrois.
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Face au Racing, après avoir réussi à tourner à seulement 6 points de retard à la pause (19-13), les coéquipiers du capitaine Tyrone Viiga se sont fait transpercer à 6 reprises pour finalement s’incliner très lourdement. Une sorte de bis repetita de la réception de la Section paloise une semaine plus tôt (17-53).
Un duel à distance avec Perpignan
Désormais, la page 2025, historique pour le club, est tournée. Il faut, déjà, plonger vers les premiers matchs de 2026. Avec, d’abord, la réception de Clermont, samedi 3 janvier. Et un œil, évidemment, sur les résultats de Perpignan.
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Les Auvergnats se sont justement inclinés en Catalogne le 20 décembre. Alors, dans le duel à distance qu’ils livrent aux Perpignanais, les Tarn-et-Garonnais ont pour obligation de s’imposer à Sapiac.
“On peut encore monter notre niveau”
“On joue une partie de notre vie en Top 14, confirmait le manager Sébastien Tillous-Borde après le match au Racing. Je trouve qu’on a eu une bonne mêlée, qu’on était un peu mieux sur les ballons portés. On peut encore monter notre niveau sur des choses très simples face à l’ASM qui est une équipe de costauds.”
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Après la réception de Clermont, l’USM disputera deux matchs de Challenge Cup sans grands enjeux (10 et 17 décembre). Avant de défier l’Usap à Aimé-Giral le 24, pour ce qui ressemble déjà à une finale pour le maintien.
“Il ne manque pas grand-chose”
À l’aller à Sapiac, le 25 octobre, les collègues de Maxime Espeut avaient réussi à s’imposer sans laisser de bonus défensif à leurs hôtes. Il faudra donc prendre au moins un point pour espérer encore rêver du barrage contre le perdant de la finale de Pro D2 en juin 2026.
En cas de défaite, les Usapistes prendraient un écart quasi-rédhibitoire au classement. Une hypothèse que repousse encore le manager tarn-et-garonnais.
“On est toujours en vie, on a envie de se maintenir et on est sûr qu’on en est capable. Il ne manque pas grand-chose pour arriver à basculer. On doit être capable de se resserrer encore et transformer le négatif en positif”, conclut STB. La feuille de route est tracée.

