Éloigné des terrains depuis plus de deux mois à cause d’une grave commotion cérébrale, le centre toulousain Pierre-Louis Barassi a pu faire son retour ce samedi 31 janvier contre Bayonne en Top 14 (31-10, 19e journée)… et le fêter grâce à un essai.
Il ne lui a fallu que dix minutes. Dix minutes entre son retour sur un terrain de rugby et (déjà !) un premier essai. Au moment de remplacer Valentin Delpy, titularisé à l’ouverture, à la 50e minute de jeu, Pierre-Louis Barassi a l’intention de marquer le coup.
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Et dès la 60e minute, l’ancien Lyonnais s’en va déjà aplatir le ballon derrière la ligne d’en-but : son essai permet au Stade toulousain d’élargir son avance et de mener 17-3 face à Bayonne. Encore dix minutes plus tard, les essais de Paul Graou et Paul Costes consolident la victoire des Rouge et Noir en allant chercher le point du bonus offensif.
Et la pluie ne va pas faire bouder son plaisir à Pierre-Louis Barassi. En interview d’après-match avec Canal +, le Toulousain était ravi : “C’est un kif de revenir ici. Il ne faisait pas soleil, il tombait des trombes d’eau mais quel plaisir de retrouver cette pelouse et les supporters ! C’est que du bonheur ce soir !”
Son dernier match datait du 15 novembre 2025 et une victoire du XV de France face aux Fidji (34-21). S’il avait réussi à servir parfaitement Nicolas Depoortere pour ouvrir le score à la 6e minute, il avait été remplacé 8 minutes plus tard par le Palois Emilien Gailleton.
Pas la première commotion cérébrale pour Barassi
En cause, un choc de la tête contre l’épaule de l’ailier Selestino Ravutaumada, coupable de ne pas s’être suffisamment baissé. Si le Fidjien avait seulement écopé d’un carton jaune et avait donc pu revenir sur le terrain, ce n’était pas le cas de Pierre-Louis Barassi. Le centre n’avait alors pas répondu favorablement au protocole commotion.
Son absence s’était alors prolongée à cause de mauvaises sensations ressenties à l’entraînement. Il avait donc fallu prolonger son indisponibilité pour ne pas faire reprendre le rugbyman trop vite.
Un événement que le staff médical surveille particulièrement attentivement. Encore plus dans le cas du trois-quarts toulousain, qui était également sorti à cause d’un protocole commotion également défavorable lors de la large victoire des Bleus en Irlande (27-42) en février dernier.

