February 1, 2026

Autoroute A69 : cinq nouveaux "écureuils" jugés pour s’être opposés aux travaux en se perchant dans des arbres

l’essentiel
Accusés d’avoir entravé les travaux de l’A69 en se perchant dans des arbres à Saïx en février 2024, cinq nouveaux “écureuils” risquent une amende avec sursis.

Ils font sans doute partie des derniers de la longue série d’opposants à l’A69 à être jugés devant le tribunal correctionnel de Castres pour “opposition par violence ou voie de fait à l’exécution de travaux publics ou d’intérêts publics”.

Cinq nouveaux “écureuils” viennent de comparaître pour s’être perchés dans des arbres afin d’empêcher leur abattage dans le cadre des travaux de cette autoroute entre Castres et Toulouse. Âgés de 28, 29, 30, 39 et 68 ans, architecte au chômage, informaticien dans une ONG, agricultrice à la retraite, ou ingénieur de formation mais sans activité salariale, originaires de Gironde, du Finistère, de Grenoble ou encore de l’Aude, ils sont venus sur la ZAD de la Crémade à Saïx en février 2024 pour s’opposer au chantier et surtout à la coupe des arbres sur le tracé. Un “chantier illégal” selon eux, en dehors des autorisations prévues pour l’abattage. En plus de leurs arguments écologiques pour dire tout le mal qu’ils pensent de ce projet, ils ont dénoncé “les violences psychiques et physiques” que les forces de l’ordre leur auraient fait endurer pendant “les 40 jours de siège” du site afin de les déloger.

Gendarmes et pompiers étaient intervenus pour faire descendre les derniers écureuils de la ZAD de Saïx en février 2024.
Gendarmes et pompiers étaient intervenus pour faire descendre les derniers écureuils de la ZAD de Saïx en février 2024.
DDM – MARIE PIERRE VOLLE

“On est bien sur une obstruction de travaux pour la construction d’une autoroute qui répond à une raison impérative d’intérêt public comme l’a indiqué la cour d’appel administrative de Toulouse le 30 décembre dernier” affirme le procureur qui a requis 500 € d’amende avec sursis à l’encontre de chacun d’eux.

“La Crémade était un secteur à fort enjeu écologique. Cela veut dire que les coupes d’arbres n’étaient autorisées que de septembre à novembre”, plaident leurs deux avocats qui vont à tour de rôle évoquer “l’état de nécessité” à s’opposer à ces travaux et “la liberté d’expression” pour demander la relaxe de ces “écureuils”.

Le tribunal a mis sa décision en délibéré au 24 mars prochain.

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