Présent discrètement depuis jeudi, Henrik Thorsøe Pedersen est le premier président de Tennis Europe à se rendre aux Petits As. Un tournoi “exceptionnel” selon lui, qui n’a rien à envier à d’autres événements internationaux de la petite balle jaune.
Henrik, quelles sont vos premières impressions, ici, à Tarbes ?
C’est incroyable. Je n’ai jamais vu quelque chose comme ça. Je suis pourtant volontaire depuis 25 ans, président depuis deux ans à la tête de Tennis Europe, j’ai fait beaucoup de tournois, mais je n’ai rien vu comme Tarbes, rien d’aussi gros, rien de comparable. Il y a ici tout le soutien de la ville, avec une fan zone, un village que même des tournois WTA ou ATP, très professionnels envient. Alors qu’ici, tout repose sur des bénévoles. Les gens viennent ici avec beaucoup de plaisir. C’est superbe et exceptionnel.
Pourquoi ?
Sur 500 tournois dans l’année, c’est de loin le plus grand. Il y a beaucoup de monde ici, de spectateurs chaque jour. Ça veut dire beaucoup. Il y a 180 volontaires, pour de jeunes joueurs du monde entier, pas encore connus. Ils sont traités comme des professionnels à Tarbes. Beaucoup n’ont jamais joué devant une telle foule. Et beaucoup n’y rejoueront plus… Même si se cachent parmi eux, le futur Federer ou Alcaraz. Il y a un tel niveau de jeu ! C’est un peu leur Grand Chelem. Ce n’est pas galvaudé. Tous les 13-14ans, veulent venir à Tarbes et gagner. Je le vois au Danemark, mon pays. C’est le passage obligé pour devenir un joueur professionnel. C’est le plus grand événement international avec l’Orange Bowl.
Et ce malgré la concurrence plus forte d’autres sports de raquette…
Le tennis reste la discipline principale et ni le padel, ni le pickleball ne prendront sa place. On a l’impression que dans certains pays le tennis stagne mais il continue à se développer à travers le monde. On le voit avec toutes les nations présentes ici. Le tennis garde un énorme potentiel de développement et va encore grandir, ne serait-ce que comme discipline à pratiquer tout au long de sa vie…
Après le TGB qui vient d’être liquidé, alors que le Stado plonge sportivement, doit-on craindre aussi pour les Petits As ?
Non, quand on voit l’enthousiasme qui peut régner ici, tout ce qui a été fait en 43 ans avec ce public et ces bénévoles qu’il n’y a pas ailleurs, et le soutien de toute une ville, les Petits As doivent rester ici. Si on doit déplacer cet événement à Paris par exemple, il n’y aura jamais autant de monde…
Et l’arrivée de Carlos Ramos comme juge-arbitre du tournoi est-elle un signal en ce sens ?
Oui. C’est quelqu’un de fantastique et de très connu dans le milieu du tennis. Il va encore amener des petites choses pour améliorer et développer ce tournoi. Mais si aucun président de Tennis Europe n’était venu jusqu’ici aux Petits As, ça montre la place de ce tournoi aujourd’hui et combien il est nécessaire de l’ancrer et de le maintenir à Tarbes pour qu’il se développe encore…

