Le président du mouvement Debout a confirmé qu’il se présentait pour briguer l’Elysée en 2027 avec une promesse inédite : toucher un Smic une fois élu. Une promesse qui a fait rire jusqu’à l’aile gauche de l’hémicycle dont un certain François Hollande.
“L’exemple viendra d’en haut : je suis le premier député au Smic, je serai le premier président au Smic. Je paierai mes factures d’électricité comme de Gaulle et j’achèterai ma vaisselle au supermarché comme sa femme Yvonne. Nous ferons 20 millions d’euros d’économies sur le budget de l’Élysée, soit 400 postes d’infirmières. C’est un symbole.”
Cette promesse, c’est celle du député de Picardie, François Ruffin, qui a annoncé ce lundi 26 janvier 2026 dans des interviews à Libération et TF1 qu’il serait bien candidat à la primaire unitaire de la gauche, comme Marine Tondelier pour les Écologistes et Clémentine Autain pour l’Après, qui aura lieu le 11 octobre.
“Gauchisme démagogique à l’état pur”
La proposition salariale du député n’a pas manqué de faire réagir la classe politique, tout parti confondu. À droite, Louis Sarkozy, par ailleurs candidat aux municipales à Menton (Alpes-Maritimes), a qualifié cette idée de “gauchisme démagogique à l’état pur” et appelle a contrario à une revalorisation des salaires des responsables politiques français.
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La gauche non plus n’a pas fait vœu de silence après cette sortie remarquée. Comme le rapporte L’Express, les socialistes n’ont pas manqué de railler François Ruffin. “Dans ce cas, il faut également vendre l’Elysée, ne pas avoir de chauffeurs, aller au travail à pied…”, aurait glissé l’ancien président François Hollande. “Plutôt en scooter“, complétera l’un de ses camarades.
C’est d’ailleurs sous François Hollande qu’un décret pris en août 2012 avait instauré une réduction de 30 % des traitements ministériels et présidentiels, alors jugés excessifs dans un contexte de rigueur budgétaire.

