L’enquête sur l’incendie du Constellation à Crans-Montana, qui a fait 40 morts dans la nuit du Nouvel An, s’élargit. Selon une information révélée par BFMTV, une troisième personne est désormais poursuivie, en plus du couple Moretti, propriétaire du bar.
L’information pourrait marquer une nouvelle étape dans l’enquête judiciaire ouverte après l’incendie meurtrier du bar Le Constellation, à Crans-Montana. Selon une révélation de BFMTV, un ancien chargé de sécurité de la mairie de la station suisse est désormais poursuivi dans ce dossier, aux côtés des propriétaires de l’établissement, Jacques et Jessica Moretti.
Contacté par la chaîne d’information en continu, son avocat, Me David Aïoutz, a confirmé que son client était à présent prévenu dans cette affaire. Cet ancien responsable municipal avait notamment inspecté le bar et ses dispositifs de sécurité incendie en 2018 et 2019. Il sera entendu par la justice le 9 février prochain.
Un banc des accusés qui se garnit
Jusqu’ici, seuls les époux Moretti faisaient l’objet de poursuites pénales pour “homicide par négligence, lésions corporelles par négligence et incendie par négligence”. Propriétaires du Constellation, ils ont été entendus à deux reprises par les autorités judiciaires valaisannes depuis l’incendie. Jacques Moretti, placé en détention provisoire après le drame, a ensuite été libéré contre le versement d’une caution de 200 000 francs suisses (environ 215 000 euros), assortie de mesures de contrôle strictes.
L’incendie s’est déclaré dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, alors que le bar accueillait de nombreux jeunes pour le réveillon. Selon les premiers éléments de l’enquête, des étincelles de bougies dites “fontaine” ont enflammé la mousse insonorisante au plafond du sous-sol, provoquant une propagation extrêmement rapide du feu. Quarante personnes, majoritairement des adolescents et de jeunes adultes, ont perdu la vie.
La tragédie a également pris une dimension diplomatique, l’Italie ayant déploré la mort de six de ses ressortissants. Rome a exigé la mise en place d’une enquête conjointe avec la Suisse et dénoncé la libération sous caution du propriétaire français du bar. Par ailleurs, la commune de Crans-Montana a reconnu avoir failli à effectuer des contrôles de sécurité incendie dans l’établissement depuis 2019.
La mise en cause de l’ancien chargé de sécurité municipal, ouvre désormais la voie à un élargissement des responsabilités examinées par la justice, au-delà des seuls gérants de l’établissement.

