Jordan Bardella au Parlement européen à Bruxelles en novembre. VIRGINIA MAYO/AP/SIPA
« Lorsqu’un président américain menace ouvertement un Etat européen […], c’est un rapport de force qui s’impose. » Tout le monde se souvient des propos virulents de Jordan Bardella, costume sombre, visage fermé, contre les velléités de Donald Trump de faire main basse sur le Groenland. Filmé dans l’hémicycle du Parlement européen de Strasbourg, le 20 janvier, le patron du RN en avait profité pour tenter d’atténuer l’étiquette trumpiste qui colle à son parti comme le sparadrap aux doigts du capitaine Haddock. « Où est-ce qu’il [Trump] trouve toute cette énergie ? », avait encore lâché le leader d’extrême droite sur le plateau de « Quelle époque ! » à la mi-décembre.
Mais voilà, les faits sont têtus. Une douzaine de jours seulement après cette vigoureuse déclaration anti-Trump, abondamment relayée sur les réseaux du Rassemblement national, le groupe présidé par Jordan Bardella à Bruxelles, les Patriotes pour l’Europe (PfE), composé pour plus d’un tiers d’eurodép…
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