January 27, 2026

Colère des agriculteurs : dix tracteurs et 70 manifestants quittent Colomiers sans verbalisation après une nuit de blocage

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La protestation agricole contre les accords du Mercosur et la crise sanitaire a mobilisé 70 manifestants à Colomiers. Après une nuit de veille, un départ sous escorte a été négocié, évitant toute verbalisation.

“On a été embêtés avec les gendarmes mais on s’est pas mal démerdés et on va continuer à se battre” lâche un des responsables des manifestants. Une dizaine de tracteurs et environ 70 manifestants ont levé le camp à la mi-journée ce mardi 27 janvier 2026 à Colomiers, après avoir provoqué de grosses perturbations sur la circulation. Ce rassemblement d’agriculteurs s’inscrivait dans un mouvement de protestation contre les accords du Mercosur et la gestion de la crise sanitaire liée à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC). Initiée par la Coordination rurale (CR) et une intersyndicale départementale, la mobilisation avait débuté la veille au soir. Des agriculteurs ont tenté de pénétrer dans le centre-ville de Toulouse avant d’être redirigés par les autorités vers la sortie 5 de la N124.

Une nuit de veille pour des libérations

Plusieurs manifestants originaires du Gers, du Tarn-et-Garonne et de la Haute-Garonne ont passé la matinée voire la nuit dans leur engin. Leur présence visait à obtenir la remise en liberté de cinq de leurs confrères interpellés et placés en garde à vue. Parmi les représentants syndicaux figuraient José Pérez, président de la CR 47, Maxime Raud, président de la CR 31, ainsi que Lionel Candelon qui préside la Chambre d’agriculture du Gers. Malgré l’enjeu, l’ambiance est restée calme et respectueuse, à l’inverse des heurts observés à Toulouse entre les forces de l’ordre et les agriculteurs. “On a ordre du préfet de repartir avec les tracteurs, sinon ils les saisissent, ils veulent verbaliser et montrer qu’ils sont les chefs, le droit à la manifestation est en train de se perdre c’est honteux”, expliquait Maxime Raud

Un départ sous escorte négociée

Aux alentours de 10 heures, une partie des agriculteurs a rejoint la manifestation pédestre autorisée dans le centre de Toulouse. Un officier de police (DIPN 31) a négocié le départ des derniers occupants du rond-point. Un compromis a été trouvé : les manifestants ont accepté de quitter les lieux à condition qu’aucune verbalisation ne soit dressée contre leurs véhicules. À 10 h 53, les feux ont été éteints et les barnums démontés. Les tracteurs ont quitté le terrain sous escorte, mettant fin à ce blocage périphérique alors que la contestation se poursuivait dans les rues toulousaines.

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