Le vice-président du Rassemblement national, Sébastien Chenu, a affirmé ce lundi 26 janvier que son parti n’excluait pas un rapprochement avec la liste de Rachida Dati au second tour des municipales à Paris. Une hypothèse conditionnée aux résultats du premier tour.
Invité de Public Sénat ce lundi 26 janvier, Sébastien Chenu, vice-président du Rassemblement national, a ouvert la porte à une possible alliance avec la candidate de droite Rachida Dati au second tour des élections municipales à Paris en mars prochain. “Nous, on veut sortir la gauche partout”, a-t-il déclaré, tout en appelant à ne pas “faire la campagne de second tour avant celle du premier”.
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Le député a renvoyé la responsabilité d’un éventuel rapprochement aux Républicains. “C’est à LR de savoir ce qu’ils veulent réellement. Est-ce que Rachida Dati serait capable de tendre la main à Thierry Mariani et au Rassemblement national pour battre la gauche ?”, a-t-il interrogé sur le plateau de Public Sénat.
Municipales à Paris : “On ne défend pas la même chose, Sarah Knafo a un agenda personnel, elle utilise l’élection municipale de Paris pour construire son propre personnage”, juge @sebchenu (RN) qui exclut un ralliement du candidat RN à Sarah Knafo. #BonjourChezVous pic.twitter.com/CjK7sxgpX7
— Public Sénat (@publicsenat) January 26, 2026
Selon un sondage publié par Le Parisien ce samedi 24 janvier, le candidat du RN à Paris, Thierry Mariani, est crédité de 5 % des intentions de vote au premier tour, un score inférieur au seuil de qualification pour le second tour. Rachida Dati, soutenue par Les Républicains, le MoDem et l’UDI, recueillerait 28 % des suffrages, derrière le candidat soutenu par la maire sortante Anne Hidalgo, Emmanuel Grégoire, donné à 32 %.
Pas d’alliance avec Reconquête
Sébastien Chenu a en revanche clairement écarté toute alliance avec la candidate du parti Reconquête, Sarah Knafo, également en lice à Paris. “On ne défend pas la même chose”, a-t-il affirmé, estimant que la députée européenne poursuivait un “agenda personnel” à travers cette campagne municipale.
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En marge du cas parisien, le vice-président du RN a évoqué plusieurs villes où son parti estime pouvoir jouer un rôle majeur lors du scrutin municipal, citant notamment Toulon, Lens, Douai, Menton ou Carcassonne, ainsi que Marseille, où le RN investit Franck Allisio.
L’enquête Ifop-Fiducial dévoilée par Le Parisien le week-end dernier met en évidence une configuration très ouverte à Paris, avec plusieurs scénarios de second tour possibles et des écarts serrés entre Emmanuel Grégoire et Rachida Dati. L’étude souligne que les alliances et les consignes de vote entre les deux tours pourraient s’avérer déterminantes pour l’issue du scrutin municipal.

