Un document non publié par la CIA affirme que l’Ukraine n’a jamais fomenté d’attaque contre la résidence d’État de Vladimir Poutine, dans la région russe de Novgorod. De quoi pousser le président américain Donald Trump à changer de ton à l’encontre de la Russie.
Il s’était dit “très énervé” en apprenant la nouvelle. Lundi 29 décembre, Donald Trump était informé – de la bouche de Vladimir Poutine en personne – d’une attaque présumée de drones ciblant la résidence d’État du Maître du Kremlin… alors que les discussions autour d’un processus de paix entre l’Ukraine et la Russie se poursuivent. “C’est une période délicate, avait commenté le président américain. Ce n’est pas le bon moment”. Sur ce sulfureux dossier, la diplomatie américaine pourrait très prochainement changer de braquer et durcir le ton avec la Russie.
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Ce mercredi 31 décembre, plusieurs médias américains comme The New York Times et The Wall Street Journal, ont affirmé que la résidence de Vladimir Poutine située dans la résidence de Novgorod n’avait pas été prise pour cible par les Ukrainiens. Ces deux médias reviennent en effet les conclusions rendues par un rapport de la Central Intelligence Agency (CIA). Si le document n’a pas été rendu public, plusieurs responsables américains – qui ont souhaité rester anonymes – sont revenus sur ses conclusions. “Les États-Unis ont découvert que l’Ukraine cherchait à frapper une cible militaire située dans la même région que la résidence secondaire de Poutine, mais pas à proximité”, décrit The Wall Street Journal.
“Les fanfaronnades de Poutine”
Ces informations ont par la suite été communiquées à Donald Trump ce mercredi 31 décembre par John Ratcliffe, le directeur de la CIA. De quoi pousser le locataire de la Miason Blanche à changer de ton vis-à-vis de la Russie. Sur son réseau Truth Social, le président américain a relayé en fin de journée un éditorial particulièrement critique à l’égard de la Russie, publié dans les colonnes du New York Post. “Les fanfaronnades de Poutine [sur l’attaque supposée de sa résidence] montrent que c’est la Russie qui fait obstacle à la paix”, était titré l’article.
Un peu plus tôt dans la journée, la Russie avait réitéré ses accusations publiant une vidéo montrant un appareil qui aurait été abattu lors de cette attaque, que Kiev dénonce comme mensongère. Le ministère russe de la Défense a diffusé une vidéo montrant un soldat au visage dissimulé se tenant près des débris d’un drone et affirmant que cet engin portait une charge explosive de six kilos. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, avait prévenu que “les conséquences (de cette attaque) se traduir (aie) nt par un durcissement de la position de négociation de la Fédération de Russie”.

