Face aux attaques de drones russes, l’Ukraine mise sur un système de primes pour produire massivement des drones intercepteurs. Le défi reste maintenant de disposer de suffisamment d’opérateurs pour les utiliser.
Depuis plusieurs mois, Kiev a mis en place une nouvelle stratégie originale pour protéger son espace aérien, avec un système de primes pour renforcer son industrie de la défense. L’objectif est d’augmenter la création de drones intercepteurs capables d’abattre les engins russes, utilisés pour frapper la capitale et ses alentours. Chaque appareil détruit rapporte aux entreprises impliquées jusqu’à 20 000 dollars, soit environ 17 000 euros, rapport Business Insinder.
Mardi 20 janvier, le ministre de la Défense Mykhaïlo Fedorov a salué les résultats de cette approche. “À l’époque, personne n’y croyait. Mais d’ici la fin du mois, 40 000 intercepteurs devraient être livrés à l’armée”, a-t-il récemment commenté.
Manque de pilotes
Pour combler le manque de munitions et tester de nouvelles solutions, Kiev invite même les fabricants étrangers, principalement issus de pays de l’OTAN, à expérimenter leurs systèmes. L’expérience se concentre surtout sur la région de Tchernihiv, un corridor stratégique situé entre Kiev et la Biélorussie, particulièrement visé par les frappes aériennes russes.
Iev table sur l’objectif d’une production mensuelle de 40 000 drones intercepteurs par mois. Dans cette disposition, l’armée ukrainienne pourrait déployer plus de 1 000 appareils par jour. C’est un rythme que Zelensky a confirmé lundi 19 janvier. “Cela ne suffit pas. Pour être franc, nos nouveaux appareils sont trop nombreux par rapport au nombre d’opérateurs disponibles”. Le principal défi reste de trouver suffisamment de pilotes pour utiliser ces machines.

