January 26, 2026

45 morts dans un accident de train en Andalousie : la jonction entre d’anciens et de nouveaux rails serait défectueuse

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Une semaine après le déraillement meurtrier d’un train à grande vitesse en Andalousie, qui a coûté la vie à 45 personnes, l’enquête s’oriente vers un défaut de la voie ferrée. Le point de rupture se situerait à la jonction entre des rails anciens, datant de 1989, et des sections rénovées plus récemment.

Une semaine après le dramatique accident ferroviaire survenu en Andalousie, les investigations s’orientent vers un défaut d’infrastructure. Le déraillement du train à grande vitesse, qui a coûté la vie à 45 personnes le 18 janvier près d’Adamuz, se serait produit à un point précis de la voie ferrée : la jonction entre des rails fabriqués en 1989 et des sections rénovées en 2022.

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Selon les révélations du quotidien espagnol El Mundo, le train Madrid-Andalousie aurait commencé à dérailler exactement à l’endroit où des rails anciens ont été soudés à des éléments plus récents. Cette rupture de continuité dans le matériel, sur une ligne inaugurée il y a plus de trente ans, pourrait avoir fragilisé la voie et provoqué la sortie de rail, avant la collision avec un train Alvia de la compagnie Renfe circulant en sens inverse.

Une rénovation partielle de la ligne

La ligne concernée avait pourtant fait l’objet d’importants travaux ces dernières années. En 2022, le gestionnaire des infrastructures ferroviaires espagnoles, Adif, a investi plus de 700 millions d’euros pour moderniser le corridor à grande vitesse Madrid – Andalousie. Des rails datant de la fin des années 1980 sont restés en place, cohabitant avec des matériaux récents. C’est précisément à l’une de ces soudures que la rupture se serait produite.

Une soudure pourtant jugée conforme

Adif assure que la soudure reliant les deux sections avait été réalisée selon des procédés spécialisés et qu’elle avait passé tous les contrôles de qualité requis. “Il est exact que c’est la soudure, côté droit, qui relie le rail préexistant au rail neuf”, a reconnu le président d’Adif, Luis Pedro Marco de la Peña, lors d’une conférence de presse.

L’enquête se poursuit

La Commission d’enquête sur les accidents ferroviaires (CIAF), en lien avec la Guardia Civil, analyse actuellement les pièces fracturées. Les enquêteurs cherchent à déterminer si la rupture est due à un défaut de soudure, à la qualité de l’acier, à l’usure liée au passage répété des trains ou à une défaillance brutale et imprévisible de la structure.

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