Un ancien militaire tarbais de 63 ans invalide a été violemment attaqué par un automobiliste, avec sa voiture et un pistolet automatique à billes, dans une station de lavage à Tarbes. L’agresseur a été rapidement arrêté et a reconnu les faits.
“J’avais le visage ensanglanté. Il m’a laissé parterre, couvert de sang”. 24 heures après une agression ahurissante qui aurait pu lui coûter la vie, à la station de lavage de l’enseigne Limpia route de Lourdes à Odos, Damien Delvas a le visage couvert de bandages.
Cet ancien combattant tarbais de 63 ans qui a servi comme commando parachutistes au 1er RHP de Tarbes, a été gravement blessé en opération extérieure au Rwanda. Depuis, celui qui souffre d’hémiparésie marche très difficilement et se déplace souvent en fauteuil roulant ou avec ses deux canes.
“Il s’est servi de son 4×4 comme voiture-bélier”
Ce jeudi matin, vers 10 h 30, il est en train de laver son véhicule lorsque le conducteur d’un Jeep noir 4×4 arrive derrière lui et montre rapidement des signes flagrants d’énervement.
“Il s’est servi de son 4×4 comme voiture-bélier pour enfoncer l’arrière de mon véhicule et me faire dégager la piste. Après cet événement, j’ai refusé de bouger avant l’établissement d’un constat. C’est alors qu’il est sorti de sa voiture pour me rouer de coups. Je me suis accroché à son capot pour tenter de me protéger et de riposter.
Soudain, il a plongé dans sa voiture pour se saisir d’une arme de poing, la copie conforme d’un pistolet automatique de type CZ-75″ décrit la victime qui ignorait bien entendu à ce moment-là qu’il s’agissait de la réplique d’un pistolet automatique.
“En reculant, il m’a traîné sur cinq mètres”
Avec son pistolet à billes, l’homme n’a pas hésité à tirer à bout portant sur l’ancien militaire gravement handicapé, en vidant son chargeur : “Au total, une dizaine de coups, d’abord au thorax, puis à la tête. Je pensais que j’allais mourir” témoigne le sexagénaire, encore sous le choc “d’une agression d’une violence inouïe et gratuite”. Même si les blessures sont “superficielles”, sa tête a été projetée en arrière sous la violence des coups. “Les impacts des projectiles ont fait que j’avais du sang qui giclait de mon visage” se souvient encore l’ancien adjudant invalide.
“C’est alors qu’il est rentré dans sa voiture pour s’échapper. Je me suis retenu à son véhicule et en reculant, il m’a traîné sur cinq mètres avant que je ne lâche prise”.
L’ancien combattant a été laissé “parterre, couvert de sang” et a été secouru par deux témoins de la scène qui ont alerté dans la foulée la police, les pompiers et le Samu.
Condamné à six mois de prison avec sursis
“Dix minutes plus tard”, la victime a été évacuée au centre hospitalier de Tarbes, avant de déposer plainte au commissariat de Tarbes quelques heures plus tard.
Les policiers ont également entendu les deux témoins de l’agression, et ont également utilisé les vidéosurveillances de la station qui ont filmé la scène, pour les verser aux éléments à charge de l’enquête.
Quelques instants plus tard, l’individu suspecté des faits a été intercepté par la police au volant de son véhicule, puis placé en garde à vue immédiatement.
À l’issue de sa garde à vue au cours de laquelle il a reconnu l’intégralité des faits, l’homme de 55 ans qui présente un casier judiciaire vierge, a été déféré pour une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, pour violences avec arme sur personne vulnérable.
Son avocat a plaidé le fait qu’il était “sous emprise médicamenteuse” lors des faits, “pour des problèmes familiaux et sociaux”. Son client a reconnu entièrement sa responsabilité. Il a été condamné de six mois de prison avec sursis probatoire, obligation de suivi et de soins et d’indemniser la victime.

