Galvanisé par son succès au Munster, le CO retrouvera une nouvelle chaude ambiance à Jean-Dauger contre Bayonne ce samedi 24 janvier. Un stade que les Tarnais avaient su refroidir en juin 2024.
De petit nuage à la douche froide. Voilà un brutal changement duquel les Castrais désireront se préserver ce samedi 24 janvier à Bayonne. Triomphe au Munster oblige, tous ont regardé les Castrais avec les yeux écarquillés par la surprise d’un tel résultat. De là à dire qu’ils ont été portés aux nues, il n’y a qu’un pas.

Or le staff olympien a préféré rhabiller tout son petit monde. Et très vite. “La vigilance s’est imposée car on a rapidement basculé sur le déplacement à Bayonne. Dès lundi, les mots concernaient la préparation de cette rencontre, avec la volonté de remettre les ingrédients qui ont fait notre force au Munster. D’autant qu’on revient au Top 14, et que l’arbitrage diffère de la Champions Cup”, soulève le deuxième ou troisième ligne du CO Florent Vanverberghe.
Comme un symbole, avant le succès tarnais à Thomond Park, journalistes et supporters irlandais fixaient les télés du stade de Limerick afin de suivre le Leinster, en train de batailler à Bayonne (13-22). Railleries et cris de joie fusaient parfois, jusqu’à ce que tout cela se taise. Avec le succès du quadruple champion d’Europe, puis celui du quintuple détenteur du Brennus 80 minutes plus tard. À l’image des joueurs de Dublin, ceux de Xavier Sadourny aimeraient bien connaître pareille fortune à Jean-Dauger ce week-end. Dans un environnement qui rappellera celui de Thomond Park.
“Les Bayonnais s’en sortent toujours”
“Cette expérience doit nous servir pour livrer une grosse prestation au Pays basque, appelle Julien Tastet, entraîneur des avants castrais. Le climat est assez similaire avec la ferveur populaire, un public qui met la pression. Ce sera intéressant de voir si on est en capacité de reproduire ce genre de performance.” Le CO a rapporté quelques “certitudes” d’outre-Manche, que ce soit en matière d’intensité, d’efficacité en contre, ou la volonté. “Quand on est tous câblés de façon identique, on peut très bien faire les choses”, appuie le Varois.
Castres a aussi obtenu la conviction qu’il est capable de “l’emporter chez une équipe difficile à manier”, ce qui est le cas de l’Aviron, malgré ses difficultés actuelles, assure Tastet : “Les Bayonnais gagnent peut-être sur le fil, mais ils s’en sortent toujours. On parle des demi-finalistes du Top 14, d’une formation en place, souveraine chez elle depuis un moment.”
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Le dernier coup de froid à Jean-Dauger, en championnat du moins, remonte justement à une venue tarnaise, un soir d’ultime journée de Top 14 en juin 2024 (28-17). “C’est vrai, mais depuis, tout le monde s’y casse les dents. Ça donne cependant encore plus de motivation afin de rivaliser sur une terre imprenable depuis près de deux ans. En plus, on n’est pas là où on voudrait être au classement, donc on doit lancer une dynamique”, souhaite le Landais. Toujours avec “humilité” demande Vanverberghe. Ce n’est jamais dans le style de Castres de rouler des mécaniques. Être là où on ne l’attend pas vraiment en revanche…

