A Bamako, faire le plein d’essence relève de l’épreuve de patience. L’attente commence à l’aube, parfois au cœur de la nuit. Devant des stations-service encore fermées, des files de voitures s’allongent, moteurs coupés et chauffeurs résignés. Si la chance sourit, la pompe ouvre… Sauf si elle est à sec. Alors, il faut tenter de se ravitailler au marché noir où les revendeurs font flamber les prix. Depuis septembre 2025, la capitale malienne, dépendante des importations de produits pétroliers, vit au rythme des pénuries de carburant. Les djihadistes du Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (GSIM), filiale sahélienne d’Al-Qaida, bloquent les routes, attaquent et incendient les camions-citernes qui arrivent de la Côte d’Ivoire, du Sénégal et de la Guinée, paralysant l’économie.
Au plus fort de la crise, en octobre et en novembre 2025, pas une goutte de carburant n’entrait dans Bamako. Préoccupé par la dégradation de la situation dans la capitale malienne, le ministre des Affaires étrangères français Jean-Noël Barrot avait mis en garde contre des répercussions régionales dé…
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