January 23, 2026

Municipales 2026 : quelles sont les règles en vigueur pour le temps de parole des candidats ?

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Certains candidats aux prochaines élections municipales multiplient les apparitions médiatiques, profitant d’une période sans règle stricte sur le temps d’antenne. A partir du 2 février, les médias devront faire davantage attention. 

Avec 2026, les candidats aux élections municipales, qui se tiendront les 15 et 22 mars prochains, sont véritablement entrés en campagne.. Sarah Knafo a profité du journal de 20 heures de TF1, le plus suivi du continent, pour lancer officiellement sa course à l’Hôtel de Ville. Jean-Michel Aulas, candidat à Lyon (Rhône) a été l’invité de Léa Salamé dans “Quelle Epoque”,  l’une des émissions les plus regardées dans l’hexagone.

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Quand Benoît Payan, maire sortant de Marseille (Bouches-du-Rhône) qui brigue un deuxième mandat, profitait d’une interview sur Franceinfo et son audience élevée. Cette omniprésence irrite la concurrence, qui redoute de ne jamais combler le déficit de visibilité accumulé n’ayant pas réussi à obtenir une tribune aussi importante à l’approche du scrutin. De là à poser des soucis d’équité ? La Dépêche du Midi fait le point sur les règles en vigueur. 

Principe d’équité 

A l’heure actuelle, les règles relatives au temps d’antenne des candidats ne s’appliquent pas, la campagne n’étant pas officiellement ouverte, rappelle Le Parisien. À l’inverse de la présidentielle, soumise à une égalité absolue, les élections locales obéissent à un principe de proportionnalité.

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Selon la délibération de l’Arcom du 4 janvier 2011, ce système n’implique pas un temps de parole identique pour tous, mais une répartition proportionnelle à la “représentativité” de chaque liste. Celle-ci est mesurée selon plusieurs critères concrets : les résultats des précédentes consultations électorales, les sondages d’opinion ou encore la contribution effective au débat politique.

Six semaines avant les élections

Le calendrier est précis. Si les médias sont actuellement libres d’inviter qui ils souhaitent (tout en respectant le pluralisme), le contrôle s’intensifie à quarante-deux jours de l’échéance ; ainsi, le suivi rigoureux par le régulateur s’enclenchera dès le 2 février prochain.

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Période de réserve 

Le jour du scrutin, le cadre devient encore plus rigide. Dès minuit, la “période de réserve” interdit toute propagande électorale. Les candidats n’ont plus le droit d’intervenir sur les radios ou les chaînes de télévision jusqu’à la fermeture des derniers bureaux de vote. Cette disposition garantit la sérénité du vote en protégeant les citoyens de toute pression médiatique de dernière instance. Comme le précise l’Arcom, cette interdiction est totale et concerne également la diffusion de messages de soutien par les partisans.

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