Le gouvernement a renoncé à imposer des objectifs de réduction d’arrêts maladie, une mesure controversée et dénoncé par les médecins en grève.
Le gouvernement a décidé de renoncer à la possibilité d’imposer des objectifs de réduction de prescriptions d’arrêts maladie aux médecins dont les pratiques seraient jugées supérieures à la moyenne. Cette mesure figurait parmi les principaux motifs de la mobilisation des médecins libéraux, en grève depuis le 5 janvier.
Cet engagement a été pris par la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, lors d’une série de rencontres bilatérales engagées depuis mercredi avec les syndicats représentatifs de la médecine libérale. Interrogée sur France Inter, la ministre a confirmé l’abandon d’un encadrement plus strict des arrêts maladie afin de répondre aux revendications de la profession.
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La disposition contestée était inscrite dans le projet de loi relatif à la lutte contre la fraude fiscale et sociale, adopté par le Sénat en décembre. Les syndicats s’opposaient à un dispositif qu’ils jugeaient stigmatisant et susceptible de remettre en cause l’indépendance médicale.
Article 78 en péril ?
Selon des sources syndicales, la ministre s’est également engagée à ne pas appliquer l’article 78 du projet de budget de la Sécurité sociale pour 2026. Celui-ci autorise les autorités sanitaires à fixer unilatéralement les tarifs médicaux en cas d’échec des négociations conventionnelles avec les syndicats. Cet article, lui aussi au cœur de la colère des médecins, avait été adopté à la suite d’un amendement parlementaire porté par le député Yannick Monnet (Gauche démocrate et républicaine), et non à l’initiative du gouvernement.
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Du côté des médecins, la prudence reste de mise. Jérôme Marty, président d’un syndicat de médecins généralistes et spécialistes, a indiqué à franceinfo attendre que ces annonces se traduisent concrètement dans les textes.

