La ville de Nuuk, capitale du Groenland, le 14 janvier 2026. Bernard Cazeneuve. EVGENIY MALOLETKA/AP/SIPA ; D’APRÈS GEOFFROY VAN DER HASSELT/AFP
Pas un jour ou presque sans qu’il en parle. A bord d’« Air Force One », le 11 janvier, Donald Trump a de nouveau affirmé qu’il entendait s’emparer du Groenland « d’une manière ou d’une autre ». Achat, annexion négociée ou invasion : tous les scénarios sont sur la table. Face à la menace visant ce territoire autonome rattaché au Danemark, membre de l’Otan, que devraient faire la France et l’Europe ? « Le Nouvel Obs » a interrogé six responsables politiques. Aujourd’hui, le point de vue de l’ancien Premier ministre et ex-ministre des Affaires européennes, Bernard Cazeneuve, président du mouvement La Convention.
« Il est inquiétant de voir se disloquer sous nos yeux l’architecture internationale de sécurité patiemment bâtie depuis huit décennies, et nos alliés américains se transformer peu à peu, sous l’impulsion de leur président, en un Etat voyou. Sur la question du Groenland, la réaction européenne n’est…
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