January 16, 2026

Iran : "On va se défendre avec le sang et la chair"… l’ambassadeur à Paris promet une riposte en cas d’attaque américaine

l’essentiel
Le bras de fer entre Washington et Téhéran s’intensifie. Face aux déclarations de Donald Trump, l’ambassadeur d’Iran en France prévient que toute attaque contre son pays entraînera une riposte, tout en affirmant privilégier la voie diplomatique.

La tension reste vive entre les États-Unis et l’Iran, sur fond de menaces répétées de Donald Trump et de répression interne en République islamique. Ce jeudi 15 janvier, l’ambassadeur d’Iran en France, Mohammad Amin Nejad, a pris la parole sur BFMTV.

“Comme d’habitude, depuis la révolution (de 1979), on est dans la position de défense. On va défendre avec le sang et la chair. La nation iranienne a montré sa solidité pendant huit ans de guerre, quand tout le monde était derrière Saddam Hussein”, a-t-il déclaré, en référence au conflit Iran-Irak des années 1980.

Une riposte promise en cas d’attaque

Mohammad Amin Nejad assure toutefois que l’Iran ne cherche pas l’escalade militaire. “On évite la guerre, on est pour la paix, pour le dialogue, la diplomatie”, affirme-t-il, avant de poser une ligne rouge, “à partir du moment où le pays est agressé, bien sûr qu’il y aura une réaction populaire et nationale”.

Côté américain, la Maison Blanche a affirmé jeudi que les autorités iraniennes auraient renoncé à l’exécution de 800 manifestants, initialement prévue la veille. Une décision qui serait intervenue après des démarches diplomatiques de plusieurs alliés du Golfe auprès de Donald Trump, afin d’éviter une frappe militaire américaine, toujours selon les autorités américaines.

“Toutes les options restent sur la table”

Pour autant, Washington n’écarte pas les frappes. “Toutes les options restent sur la table côté américain”, a martelé la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt. Elle a également évoqué des “conséquences sérieuses” si la répression du mouvement de contestation se poursuivait.

Les États-Unis ont déjà annoncé de nouvelles sanctions économiques visant plusieurs responsables iraniens accusés d’orchestrer la répression, parmi lesquels Ali Larijani, à la tête de la plus haute instance de sécurité du pays.

Une crise toujours ouverte

Depuis le début de la mobilisation le 28 décembre, Donald Trump a multiplié les déclarations offensives, allant jusqu’à évoquer une possible intervention. Mercredi, il affirmait cependant avoir été informé par des “sources très importantes” que les exécutions prévues n’auraient finalement pas lieu.

La crise actuelle est l’une des contestations les plus importantes pour la République islamique depuis 1979. Les ONG de défense des droits humains dénoncent une répression massive, évoquant des milliers de morts, tandis qu’internet reste largement coupé dans le pays depuis une semaine. À Téhéran, le calme semble toutefois être revenu. Aucune manifestation d’ampleur n’a été signalée ces derniers jours, et la vie quotidienne a repris son cours, rapporte les journalistes et ONG sur place.

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