l’essentiel
Les fissures dans un immeuble du centre-ville de Toulouse inquiètent. Les pompiers ont constaté un affaissement de solive menaçant la structure. Trente-deux bâtiments sont déjà interdits d’accès, révélant une fragilité urbaine préoccupante.
Alerte chez les sapeurs-pompiers de Haute-Garonne ce mercredi, peu avant 17 heures, au cœur de Toulouse. Les secours ont été mobilisés pour des craquements suspects et l’apparition de fissures dans un immeuble du centre-ville. Les polices municipale et nationale, ainsi que les services de la mairie, se sont rendus en urgence au n° 6 de la rue des Pénitents-Gris. Selon les premières constatations, des poutres menaçaient de s’effondrer dans ce bâtiment vide de tout occupant. Par mesure de sécurité, le commerce “Sabrina Cosmétique”, situé au 31 rue du Taur, pourrait être contraint à la fermeture car il jouxte l’édifice fragilisé.
Le problème proviendrait d’une “cave avec un plancher en bois dont une solive est légèrement affaissée”, expliquaient les pompiers du SDIS 31 en soirée. Les secours ont dépêché sur place trois véhicules, dont une unité spécialisée dans le risque bâtimentaire et un véhicule de commandement. Cinq sapeurs-pompiers participaient aux opérations, appuyés par un responsable de la protection des populations de la ville de Toulouse. “L’expertise bâtimentaire est en cours”, ont précisé les autorités.
Ce bâtiment pourrait être impacté par les fragilités de celui des Pénitents gris. DDM – FREDERIC CHARMEUX
De nombreux précédents
Ce nouvel incident ravive les craintes dans un centre historique encore marqué par l’effondrement du 4 rue Saint-Rome en mars 2024. Le paysage urbain reste balafré par ces fragilités : au 1 rue des Puits-Clos, un bâtiment du XVe siècle survit grâce à des étais, tandis qu’au 69 boulevard Carnot, des commerces attendent une réouverture hypothétique en 2026. Au total, trente-deux immeubles toulousains font désormais l’objet d’une interdiction d’accès, illustrant une problématique qui s’étend à l’ensemble de la ville.
Pour prévenir ces risques, la municipalité applique depuis juin un Plan de sauvegarde et de mise en valeur (PSMV). Ce dispositif rend obligatoire la déclaration de tout chantier dans le périmètre historique ; le non-respect de cette règle constitue dorénavant un délit passible de poursuites pénales.