Une grave erreur de diagnostic a forcé une Italienne à subir une chimiothérapie inutile durant cinq ans. L’hôpital de Pise vient d’être condamné en appel à verser plusieurs centaines de milliers d’euros de dommages et intérêts.
Un examen banal s’est transformé en calvaire de 4 ans… Une Italienne de 61 ans a remporté son procès en appel contre l’hôpital de Pise après une erreur de diagnostic qui l’avait conduit à subir une chimiothérapie aussi intense qu’inutile. Un traitement qui lui a littéralement pourri la vie. Il Tirreno et le Corriere della Serra ont raconté que cette sexagénaire s’était rendue à l’hôpital pour une simple consultation en vue d’une intervention chirurgicale banale.
Lors de ces examens, en 2006, les médecins découvrent une anomalie et après des analyses complémentaires, le diagnostic est dans appel : un lymphome non hodgkinien indolent de type MALT en phase terminale est détecté. Il s’agit d’un cancer qui attaque les intestins.
Déséquilibre hormonal, dépression et anxiété
L’Italienne est donc soumise à une chimiothérapie et une corticothérapie à fortes doses de janvier 2007 à mai 2011. Une épreuve très difficile pendant laquelle la victime va souffrir d’un déséquilibre hormonal et de plusieurs épisodes de dépression et anxiété, selon nos confrères. Mais stupeur lors d’une biopsie osseuse de contrôle dans un autre établissement de santé. Elle n’a jamais été malade… Le Département de médecine interne et de spécialités médicales de Gênes exclut la présence d’une maladie lymphoïde.
La sexagénaire a évidemment porté plainte contre l’hôpital de Pise et obtenu une première fois gain de cause avec 300 000 euros de dommages et intérêts. Elle a interjeté appel et a obtenu 200 000 euros, ce jeudi 8 janvier. La cour d’appel de Florence a justifié : “L’augmentation des dommages et intérêts est indubitablement justifiée par l’angoisse et les souffrances extraordinaires que le diagnostic de lymphome en phase terminale a dû causer à la femme, qui a passé une période significative de sa vie (cinq ans) à craindre de mourir d’une maladie grave”.

