January 9, 2026

Pourquoi Lidl renonce à diffuser de la publicité à la télévision

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Ce jeudi 8 janvier, Lidl a annoncé qu’elle arrêtait de faire de la publicité à la télévision en raison d’une réglementation jugée trop restrictive. L’enseigne discount va privilégier les vidéos en ligne.

C’est officiel. Le célèbre discounter allemand Lidl arrête la publicité à la télévision française à partir de cette année. L’enseigne de grande distribution discount évoque une réglementation trop restrictive, six mois après une lourde condamnation pour “pratiques commerciales trompeuses”.

“Nous n’investirons plus dans la TV linéaire tant que les risques dus à la réglementation seront trop importants, comme c’est le cas aujourd’hui”, a expliqué Jassine Ouali, directeur exécutif de la relation client au sein de Lidl France, dans une interview accordée au magazine spécialisé Stratégies. Le groupe souhaite désormais investir davantage dans les vidéos en ligne qu’il estime être un “fort levier de développement”.

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Condamné à verser 43 millions d’euros

Régulièrement attaqué par la concurrence pour ses campagnes de communication, le discounter a été condamné en juillet dernier par la cour d’appel de Paris à verser 43 millions d’euros de réparations à Intermarché pour des publicités illicites sur le petit écran. Un jugement que la chaîne de supermarchés compte bien contester devant la Cour de cassation.

Entre 2017 et 2023, plusieurs campagnes publicitaires de Lidl mettaient en avant des prix attractifs sur certains produits, sans garantir leur disponibilité pendant les quinze semaines requises dans l’ensemble de ses magasins, comme l’impose la loi. La cour d’appel a ainsi estimé que l’enseigne s’était rendue coupable de “pratiques commerciales trompeuses” et de “concurrence déloyale”.

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Un décret de 1992 interdit aux distributeurs de communiquer, à la télévision, sur des opérations commerciales de promotion limitées dans le temps, la disponibilité et les prix des produits vantés devant être assurés pendant quinze semaines, une durée précisée par l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP). Une réglementation décriée par le président du groupe M6, David Larramendy, qui en décembre dernier appelait “à un new deal de l’audiovisuel français” afin de lever certaines restrictions face à la concurrence accrue des plateformes internationales.

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