January 8, 2026

Colère des agriculteurs : 53 verbalisations, dix-sept arrestations à Toulouse, les manifestants sont ressortis libres

l’essentiel
La colère grondait chez les syndicats agricoles après l’arrestation de manifestants à Toulouse. Quinze personnes ont été placées en garde à vue pour “entrave”, mais la plupart des poursuites ont été abandonnées. La préfecture justifie l’interdiction par l’absence de déclaration préalable.

L’arrestation, ce mercredi matin, de plusieurs manifestants qui voulaient bloquer le périphérique, dans le secteur de Balma-Gramont, a provoqué la colère des syndicats agricoles. Par communiqué, ils ont dénoncé “le choix de la répression plus que de l’écoute” face à la colère des manifestants.

Au petit matin, une dizaine de personnes ont été interpellées pour “entrave” et placées en garde à vue, notamment dans les locaux du commissariat central de Toulouse. Ces personnes ont été entendues dans la journée et libérées rapidement, à l’issue de leurs auditions.

Ce mercredi soir, le procureur de Toulouse David Charmatz a confirmé la levée des quinze mesures de garde à vue pour “entrave”. “Douze dossiers seront transmis au parquet pour étude”, souligne le procureur. Une procédure a été classée, faute d’élément probant. Quant aux deux autres, les poursuites ont été abandonnées. D’abord celle qui concernait un agriculteur qui a rapidement bougé son tracteur. Enfin, le dernier mis en cause a fait l’objet d’un avertissement pénal probatoire.

Manifestation “non déclarée”

Un dernier manifestant avait également été interpellé ce mercredi matin, également à Toulouse. Cet agriculteur était soupçonné d’avoir mis le feu à des ballots de paille, sur le périphérique. Une “destruction par incendie”, au niveau de l’échangeur vers l’A62, qui ne va pas prospérer. “Cette garde à vue a été levée et la personne soupçonnée est hors de cause”, précise le procureur. Les éléments n’étaient pas suffisants pour impliquer directement cet exploitant dans la mise à feu.

La préfecture précise qu’il y a eu par ailleurs 53 verbalisations.

A priori, il ne devrait pas y avoir de poursuites contre les organisateurs de ce vaste mouvement de colère. Face aux accusations des organisations syndicales agricoles, très remontées contre l’attitude ferme des forces de l’ordre, la préfecture de Haute-Garonne a rappelé par communiqué que la manifestation n’avait pas fait l’objet, dans les délais, de déclaration “obligatoire”. L’absence de trajet “déclaré” et l’identification nominative des organisateurs expliquaient, selon la préfecture, l’interdiction de la manifestation.

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