Malgré une interdiction préfectorale, plusieurs centaines d’engins agricoles ont convergé vers Toulouse ce mercredi 7 janvier 2026, paralysant les principaux axes d’entrée.
La manifestation avait été interdite par arrêté préfectoral. Pourtant, ce mercredi 7 janvier, des centaines d’engins agricoles ont déferlé sur Toulouse, paralysant les principaux accès vers la Ville rose, signe d’une colère paysanne qui ne faiblit pas.
Et parmi les plus déterminés : les agriculteurs ariégeois, venus en nombre pour faire entendre leur voix. Il faut dire que depuis la découverte d’un cas de dermatose nodulaire, le mardi 9 décembre 2025, la région est devenue l’un des épicentres de la mobilisation agricole pour dénoncer la stratégie d’abattage totale prônée par l’État.

Pour éviter les barrages des forces de l’ordre, une cinquantaine d’engins ont pris la route très tôt, dans la nuit. “On a décollé de l’Ariège vers 4 h 30 du matin. Nous sommes arrivés sur l’A61 à 6 h”, raconte Sébastien Durand, à la tête de la Coordination rurale de l’Ariège.

Un impressionnant dispositif

Mais à leur progression a été stoppée net. Vers 9 h 30, le convoi est bloqué au niveau de Labège, à quelques centaines de mètres du péage, face à un dispositif massif : deux Centaures, une dizaine de camions de CRS et plusieurs véhicules de gendarmerie leur font barrage.

“On a été stoppés à 450 m du péage. Nous sommes en train de négocier pour faire arriver nos engins au péage de Toulouse sud”, poursuit Sébastien Durand. Vers midi, les discussions étaient toujours en cours et la situation restait figée.
Dans un climat toujours tendu, une douzaine de gardes à vue auraient été enregistrées peu avant midi, pour entrave à la zone police.

